A l’ONU, Moscou échoue à faire condamner les frappes en Syrie

+ VIDEO. L’intervention de Washington, Londres et Paris est soutenue par la communauté internationale.

Quelques heures après les frappes menées par Washington, Paris et Londres en Syrie, les réactions internationales se sont multipliées ce samedi. Celle de Moscou, allié indéfectible de Bachar Al-Assad, était particulièrement guettée. La Russie  a fait part de sa colère, sans annoncer cependant de représeailles . Elle a toutefois convoqué une réunion d’urgence du conseil de sécurité de l’ONU ce samedi après-midi où il a présenté un projet de résolution visant à condamner «l’agression » des Occidentaux en Syrie. 

Sans surprise, Moscou a échoué à recueillir les neuf voix nécessaires pour voter cette résolution. Seules trois pays (la Russie, la Bolivie et la Chine) ayant voté pour le texte, huit autres contre et quatre s’étant abstenus.

VIDEO. Paris, Londres et Washington ont lancé des frappes ciblées en Syrie

 

Sur le terrain, les premiers concernés par ces frappes, le régime ainsi que les rebelles syriens, ont vivement critiqués l’opération des Occidentaux. Pour Damas, cette « agression barbare et brutale (…) a pour principal objectif d’entraver le travail de l’équipe » de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) qui devait entamer samedi son enquête  sur une attaque chimique présumée en territoire syrien, a affirmé l’agence de presse officielle syrienne Sana. Selon la Syrie, les forces alliées ont ainsi frappé le pays pour « dissimuler leurs mensonges ».

Et du côté des rebelles syriens, le groupe Jaich al-Islam a estimé que les raids occidentaux contre les positions militaires du régime représenteraient « une farce » tant que le président Bachar al-Assad resterait au pouvoir.

Une « réaction appropriée »

Les forces alliées peuvent toutefois compter sur de nombreux soutiens. Le président du Conseil européen Donald Tusk a affirmé ce samedi que l’UE « se tiendra aux côtés de ses alliés du côté de la justice » après les frappes occidentales contre la Syrie. Idem pour l’OTAN.

« Je soutiens les actions prises par les Etats-Unis, le Royaume-Uni et la France contre les installations et capacités d’armes chimiques du régime syrien », a affirmé le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg. « Elles vont réduire la capacité du régime à mener d’autres attaques contre le peuple de Syrie avec des armes chimiques », a-t-il ajouté.

L’Allemagne et le Canada ont aussi affirmé leur soutien à l’intervention.

Même son de cloche en Israël,  où le Premier ministre Benyamin Netanyahu a réaffirmé son « soutien total » aux frappes de la coalition « contre l’usage et la dissémination d’armes chimiques ».

Du côté de la Turquie, le soutien est prudent mais explicite envers les forces alliées. Le président Erdogan a ainsi salué les frappes en réponse « aux attaques inhumaines » du régime.

Colère de l’Iran, neutralité de Pékin

Enfin, sans surprise, le guide suprême de la révolution iranienne, l’ayatollah Ali Khamenei, a estimé que les frappes menées en Syrie par la France, la Grande-Bretagne et les Etats-Unis constituaient un crime qui ne leur donnera aucun avantage. 

« L’attaque sur la Syrie aujourd’hui à l’aube est un crime. J’affirme clairement que le président des Etats-Unis, le président de la France et la Première ministre britannique sont des criminels », a dit Khamenei dans un discours, selon son compte Twitter.

Neutre, la Chine a simplement rappelé être « opposée à l’usage de la force dans les relations internationales », demandant un retour « dans le cadre du droit international » et à une « solution politique ».

Source AFP





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