A Paris, place de la République, des milliers de personnes rassemblées contre l’antisémitisme

Une place de la République remplie à ras bord et un slogan : « ça suffit ». Des milliers de personnes se sont rassemblées ce mardi sur la célèbre place de la capitale pour dire non à l’antisémitisme, qui s’est manifesté à plusieurs reprises ces derniers jours en France.

Les manifestants ont répondu à l’appel du premier secrétaire du PS, Olivier Faure, lancé la semaine dernière puis repris  par une cinquantaine de partis, association et mouvements.

« Il fallait aujourd’hui dire ça suffit, dire que tout n’est pas possible, et quand on voit ces actes qui se multiplient, il est temps de réagir ensemble et de la meilleure des manières », a déclaré le leader du PS arrivé tôt sur place.

 

François Hollande présent

L’ancien président socialiste François Hollande, arrivé vers 19h30, a fait valoir que « l’antisémitisme, c’est un fléau, c’est une attaque contre la République ». « Nous devons ici, au-delà des sensibilités, des fonctions occupées, des responsabilités exercées, être là pour que les Français puissent être eux-mêmes là. Car l’antisémitisme, ça n’est pas l’affaire des juifs, c’est l’affaire de tous les Français », a-t-il poursuivi.

La maire de Paris, Anne Hidalgo (PS), le chef de file de Générations, Benoît Hamon, la présidente de la région Île-de-France, Valérie Pécresse (LR), le secrétaire national du PCF, Fabien Roussel, des députés LREM et des représentants de la France insoumise ont notamment été aperçus.

Laurent Wauquiez veut des actes

Pour sa part, le président des Républicains, Laurent Wauquiez, a condamné « les croix gammées, les insultes », en référence à la profanation, en Alsace, ce mardi, d’un cimetière juif, ainsi qu’aux insultes reçues par Alain Finkielkraut samedi, en marge de la manifestation des gilets jaunes.

Mais il a en revanche affirmé que ce rassemblement n’allait « pas suffire ». « On a besoin d’actes, de vraies décisions. Avant de changer la loi, commençons déjà par l’appliquer. Que les actes antisémites soient jugés. Derrière les actes antisémites, il y a la question de l’islamisme intégriste », a poursuivi Laurent Wauquiez alors que l’un des « gilets jaunes » soupçonnés d’être à l’origine des insultes racistes reçues a été identifié comme ayant appartenu à la mouvance de l’islamisme radical.

Macron opposé à la pénalisation de l’antisionisme

De son côté, Emmanuel Macron avait fait savoir qu’il ne se rendrait pas à ce rassemblement mais qu’en revanche, il irait se recueillir, au même moment, au mémorial de la Shoah en compagnie des présidents des deux chambres du Parlement. « La République est un bloc » a-t-il déclaré lors de cet hommage.

Peu avant, le chef de l’Etat s’était prononcé contre la pénalisation de l’antisionisme, une idée avancée par un groupe de députés suite à cette vague de gestes antisémites qu’a connu la France ces derniers jours.

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