Armement : le groupe KNDS restera contrôlé à 50% par la France (Florence Parly)

La ministre des Armées Florence Parly a été claire et nette. Pas question pour la France d’abandonner le co-contrôle de KNDS. Répondant à une question de Patrice Verschère (Les Républicains, Rhône) sur l’avenir de l’actionnariat de la société commune franco-allemande spécialisée dans l’armement terrestre, la ministre a fait valoir que “KNDS est une entreprise contrôlée à 50 % par la France et à 50 % par l’Allemagne, et ce partage à vocation à demeurer. La question que pose Rheinmetall s’adresse donc à l’Allemagne, mais pas à KNDS”. Point final, du moins pour le moment.

Garder le contrôle des actifs de Nexter

Dans l’entourage de la ministre, on explique que la France reste “ouverte à une consolidation européenne mais à des conditions qui sont claires : garder le contrôle stratégique sur les actifs de Nexter”. Aujourd’hui, la famille allemande Bode-Wegmann et l’Etat français se partagent le capital de KNDS (50/50). Ce qui donne un certain nombre de droits à la France dans le domaine de la gouvernance du groupe et de ses choix stratégiques. Quelles que soient les évolutions capitalistiques ultérieures, il n’est pas question de rogner ces droits”, insiste-t-on dans l’entourage de la ministre. Le ministère reste ouvert à la discussion mais il “ne discutera pas en dehors de ce cadre-là”, assure-t-on à l’Hôtel de Brienne. Et de préciser que sur ce dossier, la France est très bien alignée avec la famille Bode-Wegmann.

Aussi Rheinmetall a beau se répandre dans la presse pour exiger le contrôle de KNDS, l’Etat français ne cédera pas la majorité (51%) au groupe allemand. D’ailleurs, le groupe de Düsseldorf, qui a eu un échange avec les autorités françaises, s’est vu signifier un veto catégorique. “Rheinmetall discute avec la France essentiellement par voie de presse, ce qui est une façon très bizarre de communiquer”, relève-t-on dans l’entourage de la ministre. Il n’y aura “pas d’atterrissage à court ou à moyen terme sur ce sujet”, précise-t-on. En revanche, ce qui Ce qui est important pour la France, c’est de lancer le programme franco-allemand MGCS (Main Ground Combat Systems) nonobstant les questions capitalistiques. Le ministère “découple les questions de ce programme des questions capitalistiques”.


paf 2019

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