Au G7, Donald Trump promet à Boris Johnson “un très grand accord commercial” après le Brexit

Les dirigeants du G7 vont tenter de s’accorder, dimanche 25 août, sur des mesures d’urgence contre les feux de forêt en Amazonie mais aussi, ce qui s’annonce plus difficile, sur une relance de l’économie mondiale déprimée par la guerre commerciale entre Washington et Pékin.

La journée a débuté par une image très attendue, celle de la première rencontre entre Donald Trump et Boris Johnson depuis que ce dernier a pris les rênes du Royaume-Uni en pleine crise du Brexit.

Alors que Boris Johnson a regretté samedi les “barrières considérables” qui freinent les exportations britanniques aux États-Unis, appelant Donald Trump à les lever, le président américain a affirmé, dimanche matin, que le Royaume-Uni pourra conclure “un très grand accord commercial” avec les États-Unis une fois le Brexit réalisé, tout en précisant que Boris Johnson était l’homme de la situation pour faire sortir son pays de l’Union européenne.

De son côté, le nouveau Premier ministre britannique a déclaré que les négociations commerciales avec les États-Unis seraient difficiles, mais qu’il y avait des opportunités immenses pour les entreprises britanniques sur le marché américain.

Pas de décision prise sur un retour au format G8

Donald Trump a par ailleurs répondu à une question concernant l’éventuelle présence de la Russie au G7 organisé en 2020 par les États-Unis. Le président américain a indiqué que cette question avait fait l’objet d’une “vive discussion” entre dirigeants du G7 samedi soir mais qu’il ne savait pas si le pays serait finalement réintégré au G7 en 2020.

Après ce petit-déjeuner, Donald Trump et Boris Johnson rejoindront Emmanuel Macron, Angela Merkel, Shinzo Abe, Giuseppe Conte et Justin Trudeau pour discuter de la sécurité mondiale et de l’état de l’économie. Ces dernières semaines, des signaux préoccupants sont apparus en Allemagne, en Chine et aux États-Unis, laissant craindre une phase d’affaiblissement marqué de la croissance au niveau mondial.

Européens et Japonais en font porter une partie de la responsabilité à la guerre commerciale que se livrent Washington et Pékin, qui ont encore surenchéri vendredi en annonçant de nouvelles taxes douanières.

Avec AFP et Reuters

Articles en lien