Bac : Blanquer dévoile sa réforme

Les élèves actuellement en classe de troisième seront les premiers à inaugurer le baccalauréat nouvelle formule, que Jean-Michel Blanquer va dévoiler ce mercredi en Conseil des ministres. Cette réforme, promise par le candidat Emmanuel Macron, doit permettre de mieux préparer les élèves à l’enseignement supérieur tout en réduisant le coût de cet examen bicentenaire. Elle concerne les bacs généraux et technologiques (70 % des candidats). La filière professionnelle faisant, elle, l’objet d’une mission distincte dont les conclusions seront rendues ce vendredi.

Quatre épreuves majeures et un grand oral

La nouvelle version du baccalauréat devrait reprendre une grande partie  des propositions du rapport Pierre Mathiot , remis au gouvernement le 24 janvier. Alors que les candidats actuels doivent passer 10 à 15 épreuves, l’ex-directeur de Sciences po Lille suggérait notamment quatre épreuves majeures en terminale (deux au printemps et deux en juin, dont une de philosophie) et un grand oral. D’une durée de 20 ou 30 minutes, ce dernier pourrait être baptisé, selon l’AFP, « oral de maturité » et porterait sur un projet entamé en première en lien avec une des matières principales choisies par l’élève.

Ces quatre épreuves écrites et le grand oral compteraient pour 60 % de la moyenne du bac. Les 40 % restants proviendraient de « partiels » semestriels en première et terminale passés simultanément par tous les élèves d’un même établissement sur des sujets tirés d’une banque nationale de sujets (pour 30 %) et des notes des deux dernières années du lycée (10 %). Le partage pourrait aussi se faire à 60/40, sans prise en compte des notes du bulletin.

Le rattrapage maintenu ?

Alors que la négociation entre le ministère et les syndicats de l’Education nationale se poursuivait encore ces derniers jours, Jean-Michel Blanquer devrait préciser ce mercredi certains points qui ont été plus longs à trancher. Ainsi selon l’AFP, le rattrapage serait maintenu, alors que le ministère privilégiait l’examen des bulletins pour accorder (ou pas) l’examen aux candidats qui l’ont manqué de peu. Par ailleurs sur le maintien ou la disparition des séries L, ES et S (littéraire, économique et social, scientifique), le gouvernement étudiait ces derniers jours  trois scénarios .

Une option serait de remplacer les trois filières par un tronc commun – le français, la philo, l’histoire-géographie, deux langues vivantes, le sport – et trois « spécialités » – à choisir parmi les mathématiques, la physique-chimie, les sciences et vie de la Terre, l’histoire-géographie et la géopolitique, les sciences économiques et sociales, la littérature et la philosophie, les langues et la littérature étrangère, les arts.

Jean-Michel Blanquer souhaiterait aussi ajouter une nouvelle discipline : humanités numériques et scientifiques. Les options seraient maintenues : latin, grec, sport, 3e langue vivante, droit et grands enjeux contemporains, mathématiques expert (pour un niveau plus poussé) et maths complémentaires pour compléter le cursus d’élèves ne souhaitant pas prendre maths en spécialité mais désireux d’avoir suffisamment de bagages pour tenter médecine ou une faculté d’économie.

Avec agences

Articles en lien

Aller à la barre d’outils