Bébés nés sans bras ou sans main : “On veut pouvoir dire à notre fille qu’on s’est bagarré pour lui apporter des réponses”

Transparence et information : deux qualités qui ont péché dans ce dossier ces dernières années, selon Samuel Bernard. Deux manques qui ont d’ailleurs été le déclic de son engagement. “A Guidel, on a eu l’impression de s’être fait avoir”, confie-t-il avant de revenir en détail sur son cas personnel. 

“La malformation de ma fille, on l’a apprise durant l’échographie du 5e mois de grossesse : à ce moment-là on se dit ‘évidemment des enfants naissent avec des handicaps, on sait bien que ce sont des choses qui arrivent’. Puis il y a eu l’histoire du ‘cluster’ de Guidel, on s’aperçoit qu’il y a un deuxième puis un troisième cas sur la commune. Madame Grassin (ndlr : maman de Charlotte née sans avant-bras) alerte les autorités en 2015, une enquête est lancée au niveau régional, on vient nous questionner sur nos habitudes de vies, visiter nos jardins etc… Puis, entre janvier 2016 et octobre 2018, nous n’avons plus jamais eu aucune nouvelle. C’est quand l’affaire a été médiatisée, qu’on a appris, nous les premiers concernés, qu’un rapport venait de sortir, donc près de trois ans après la venue des médecins chez nous. Jamais, on ne nous avait tenus au courant de l’avancée des recherches, et dans ce rapport d’ailleurs il n’y a rien, il est uniquement basé sur la consultation de bases de données.”

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