Brexit : La solution est à Londres, l’UE doit avancer, dit Macron

Le président français s’est montré ouvert à un report de courte durée de la date de sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, s’il s’agit effectivement de sortir, alors qu’il faudrait selon lui que Londres trouve des arguments pour repousser cette date à une échéance plus lointaine.

Un délai… pour quoi faire ?

“Si les Britanniques demandent un nouveau délai, cela peut être un délai technique pour mettre en oeuvre une sortie (…) mais si un délai additionnel était demandé, il faudrait alors qu’on nous explique pour quoi en faire, et en particulier qu’il apporte quelque chose, et donc que ça ne soit pas pour renégocier un accord que nous avons déjà négocié”, a-t-il dit lors d’une conférence de presse, à Nairobi (Kenya).

“La solution à l’impasse actuelle est à Londres, l’Europe doit continuer à avancer”, a-t-il ajouté. Côté européen, “nous ne devons pas perdre de temps parce que le monde, lui, ne nous attend pas”, a poursuivi le président français.

Lire aussi : Brexit : du temps… pour quoi faire ?

May propose un report au 30 juin

Après avoir rejeté mardi l’accord de divorce conclu par la Première ministre Theresa May avec Bruxelles, les députés britanniques ont rejeté, mercredi 13 mars dans la soirée, d’extrême justesse, l’option d’un Brexit sans accord. 312 membres de la Chambre des Communes ont voté contre cette possibilité et 308 ont voté pour, soit un écart très serré de 4 votes.

S’exprimant devant les parlementaires, Theresa May les a invités à approuver l’accord de sortie de l’Union négocié avec Bruxelles afin de pouvoir obtenir une “courte prolongation technique” de l’article 50, faute de quoi le Brexit pourrait ne pas intervenir avant longtemps.

“Une courte extension technique ne sera offerte que si nous avons un accord en place”, a dit la Première ministre. Sans accord, “une extension beaucoup plus longue” sera nécessaire tout comme la tenue d’élections européennes au Royaume-Uni, a-t-elle ajouté.

Le gouvernement britannique va proposer jeudi de repousser le Brexit au 30 juin à condition que le Parlement approuve d’ici au 20 mars le projet d’accord négocié avec Bruxelles, a annoncé mercredi le président de la Chambre des Communes, John Bercow.

Si le texte est adopté d’ici le 20 mars, “le gouvernement s’efforcera d’obtenir un accord avec l’Union européenne afin d’obtenir un report pour une période qui s’achèvera le 30 juin 2019”, a expliqué le président de la Chambre des Communes.

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