Brexit : Theresa May annonce le report du vote au parlement britannique

Dans une allocation très attendue face au parlement britannique, la Première ministre Theresa May a annoncé ce lundi le report du vote prévu mardi sur son accord décrié de sortie de l’Union européenne.

Prévoyant un possible échec du vote sur le texte – issu de 17 mois d’âpres négociations -, qui pourrait mener à son renversement, et in fine à de nouvelles élections législatives, la Première ministre britannique a déclaré vouloir reporter le vote tout en garantissant que la sortie de l’Union européenne restait « la meilleure voie » pour le Royaume-Uni.

La Première ministre n’a pas précisé à quel moment le vote serait reprogrammé. Theresa May prévoit également de retourner à Bruxelles afin de débattre davantage avec ses homologues de l’Union européenne. « La date du 21 janvier a été évoquée […] mais à ce stade, il est impossible de prévoir combien de temps prendront ces discussions », a justifié la Première ministre.

« J’ai écouté très attentivement ce qui a été dit dans cette chambre et en dehors, de membres de tous les côtés », a-t-elle déclaré. L’affirmation a déclenché une vague de rires sarcastiques de la part de plusieurs députés.

Le poste de Theresa May en jeu

La Première ministre britannique joue son avenir au 10 Downing Street lors de ce vote historique sur le traité de retrait de l’UE, qui suscite la virulente opposition des députés de tous bords.

« Si on prend un peu de recul, il est clair que le parlement fait face à une question fondamentale : est-ce qu’il veut le Brexit ? » s’est-elle questionnée, devant certains députés qui ont vivement crié « Non ! ».

« Si le parlement le veut, est-ce qu’il veut le faire via un accord avec l’Union européenne ? », a-t-elle poursuivi. « Si la réponse est oui, et je pense que cela concerne la majorité du parlement, alors il faut que nous nous demandions si nous sommes prêts à faire un compromis. Parce qu’il n’y aura pas de Brexit durable et réussi sans compromis entre les deux parties. »

Theresa May a aussi précisé que le gouvernement britannique était en train « d’accélérer ses préparatifs en vue d’un non-accord » de sortie. Commentant l’annonce du report du vote, le président de la chambre des Communes John Bercow a souligné que l’interruption du débat sur le traité serait perçue comme une manœuvre « profondément discourtoise », et suggéré au gouvernement de faire voter une motion au Parlement pour qu’il y soit formellement mis fin.

Un choix risqué pour l’exécutif, puisque les députés pourraient alors décider de rejeter la proposition de différer le vote, infligeant ainsi un camouflet à Theresa May. Le chef de l’opposition travailliste Jeremy Corbyn a dénoncé une situation « sans précédent » et un « gouvernement en plein chaos ».

La question de l’Irlande du Nord

Les débats au parlement se sont majoritairement concentrés sur la question difficile de la frontière de l’Irlande du Nord. « En écoutant les différents points de vue, il est clair que, malgré une certaine approbation de plusieurs points clés du texte, il reste cependant une inquiétude profonde et générale : le « backstop » en Irlande du Nord », a-t-elle déclaré.

Le concept de « backstop », une sorte de statu quo sur l’accord, signifierait que la frontière existante entre la République d’Irlande et l’Irlande du Nord (qui fait partie du Royaume-Uni), resterait ouverte dans le cas où un accord entre le Royaume-Uni et l’Union européenne n’aurait pas lieu. Il vise à créer un « territoire douanier unique », englobant l’UE et le Royaume-Uni, au sein duquel il n’y aurait aucun quota ni droits de douane pour les biens industriels et agricoles.

LIRE AUSSI Pourquoi l’Irlande du Nord est au cœur de l’accord sur le Brexit

« Si nous continuions avec cet accord et avions le vote demain, il serait rejeté avec une marge significative », a admis la Première ministre, qui a aussi précisé que ce « backstop » aurait « une légitimité démocratique » et qu’elle s’assurerait « qu’il ne serait pas en place indéfiniment ».

Pas de deuxième référendum sur le Brexit

« Qu’est-ce qui nous dit que, si on fait un deuxième référendum, on ne nous en demandera pas un troisième ? », a ironisé Theresa May après qu’une députée lui a demandé si elle envisageait un second référendum sur le Brexit.

« Les gens ont voté, nous devons respecter leur vote », a-t-elle poursuivi, écartant la possibilité d’un prochain référendum sur le Brexit, malgré les protestations de certains députés soulignant que plusieurs Britanniques ont changé d’avis sur la question. « Les gens qui ont voté ont accepté le résultat du référendum, qu’ils aient voté “Leave” (pour le Brexit) ou “Remain” (contre) », a assuré la Première ministre.

« Nous quitterons bien l’Union européenne le 29 mars l’année prochaine », a-t-elle rappelé face aux inquiétudes d’un député sur la date de sortie du pays de l’UE.

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La Première ministre n’a pas précisé à quel moment le vote serait reprogrammé. Theresa May prévoit également de retourner à Bruxelles afin de débattre davantage avec ses homologues de l’Union européenne. « La date du 21 janvier a été évoquée […] mais à ce stade, il est impossible de prévoir combien de temps prendront ces discussions », a justifié la Première ministre.

« J’ai écouté très attentivement ce qui a été dit dans cette chambre et en dehors, de membres de tous les côtés », a-t-elle déclaré. L’affirmation a déclenché une vague de rires sarcastiques de la part de plusieurs députés.

Le poste de Theresa May en jeu

La Première ministre britannique joue son avenir au 10 Downing Street lors de ce vote historique sur le traité de retrait de l’UE, qui suscite la virulente opposition des députés de tous bords.

« Si on prend un peu de recul, il est clair que le parlement fait face à une question fondamentale : est-ce qu’il veut le Brexit ? » s’est-elle questionnée, devant certains députés qui ont vivement crié « Non ! ».

« Si le parlement le veut, est-ce qu’il veut le faire via un accord avec l’Union européenne ? », a-t-elle poursuivi. « Si la réponse est oui, et je pense que cela concerne la majorité du parlement, alors il faut que nous nous demandions si nous sommes prêts à faire un compromis. Parce qu’il n’y aura pas de Brexit durable et réussi sans compromis entre les deux parties. »

Theresa May a aussi précisé que le gouvernement britannique était en train « d’accélérer ses préparatifs en vue d’un non-accord » de sortie. Commentant l’annonce du report du vote, le président de la chambre des Communes John Bercow a souligné que l’interruption du débat sur le traité serait perçue comme une manœuvre « profondément discourtoise », et suggéré au gouvernement de faire voter une motion au Parlement pour qu’il y soit formellement mis fin.

Un choix risqué pour l’exécutif, puisque les députés pourraient alors décider de rejeter la proposition de différer le vote, infligeant ainsi un camouflet à Theresa May. Le chef de l’opposition travailliste Jeremy Corbyn a dénoncé une situation « sans précédent » et un « gouvernement en plein chaos ».

La question de l’Irlande du Nord

Les débats au parlement se sont majoritairement concentrés sur la question difficile de la frontière de l’Irlande du Nord. « En écoutant les différents points de vue, il est clair que, malgré une certaine approbation de plusieurs points clés du texte, il reste cependant une inquiétude profonde et générale : le « backstop » en Irlande du Nord », a-t-elle déclaré.

Le concept de « backstop », une sorte de statu quo sur l’accord, signifierait que la frontière existante entre la République d’Irlande et l’Irlande du Nord (qui fait partie du Royaume-Uni), resterait ouverte dans le cas où un accord entre le Royaume-Uni et l’Union européenne n’aurait pas lieu. Il vise à créer un « territoire douanier unique », englobant l’UE et le Royaume-Uni, au sein duquel il n’y aurait aucun quota ni droits de douane pour les biens industriels et agricoles.

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Pas de deuxième référendum sur le Brexit

« Qu’est-ce qui nous dit que, si on fait un deuxième référendum, on ne nous en demandera pas un troisième ? », a ironisé Theresa May après qu’une députée lui a demandé si elle envisageait un second référendum sur le Brexit.

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« J’ai écouté très attentivement ce qui a été dit dans cette chambre et en dehors, de membres de tous les côtés », a-t-elle déclaré. L’affirmation a déclenché une vague de rires sarcastiques de la part de plusieurs députés.

Le poste de Theresa May en jeu

La Première ministre britannique joue son avenir au 10 Downing Street lors de ce vote historique sur le traité de retrait de l’UE, qui suscite la virulente opposition des députés de tous bords.

« Si on prend un peu de recul, il est clair que le parlement fait face à une question fondamentale : est-ce qu’il veut le Brexit ? » s’est-elle questionnée, devant certains députés qui ont vivement crié « Non ! ».

« Si le parlement le veut, est-ce qu’il veut le faire via un accord avec l’Union européenne ? », a-t-elle poursuivi. « Si la réponse est oui, et je pense que cela concerne la majorité du parlement, alors il faut que nous nous demandions si nous sommes prêts à faire un compromis. Parce qu’il n’y aura pas de Brexit durable et réussi sans compromis entre les deux parties. »

Theresa May a aussi précisé que le gouvernement britannique était en train « d’accélérer ses préparatifs en vue d’un non-accord » de sortie. Commentant l’annonce du report du vote, le président de la chambre des Communes John Bercow a souligné que l’interruption du débat sur le traité serait perçue comme une manœuvre « profondément discourtoise », et suggéré au gouvernement de faire voter une motion au Parlement pour qu’il y soit formellement mis fin.

Un choix risqué pour l’exécutif, puisque les députés pourraient alors décider de rejeter la proposition de différer le vote, infligeant ainsi un camouflet à Theresa May. Le chef de l’opposition travailliste Jeremy Corbyn a dénoncé une situation « sans précédent » et un « gouvernement en plein chaos ».

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Les débats au parlement se sont majoritairement concentrés sur la question difficile de la frontière de l’Irlande du Nord. « En écoutant les différents points de vue, il est clair que, malgré une certaine approbation de plusieurs points clés du texte, il reste cependant une inquiétude profonde et générale : le « backstop » en Irlande du Nord », a-t-elle déclaré.

Le concept de « backstop », une sorte de statu quo sur l’accord, signifierait que la frontière existante entre la République d’Irlande et l’Irlande du Nord (qui fait partie du Royaume-Uni), resterait ouverte dans le cas où un accord entre le Royaume-Uni et l’Union européenne n’aurait pas lieu. Il vise à créer un « territoire douanier unique », englobant l’UE et le Royaume-Uni, au sein duquel il n’y aurait aucun quota ni droits de douane pour les biens industriels et agricoles.

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« Qu’est-ce qui nous dit que, si on fait un deuxième référendum, on ne nous en demandera pas un troisième ? », a ironisé Theresa May après qu’une députée lui a demandé si elle envisageait un second référendum sur le Brexit.

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