Climat : Donald Trump n’exclut pas un retour des États-Unis dans l’accord de Paris

Le président américain a déclaré, mercredi, que les États-Unis pourraient revenir dans l’accord de Paris sur le climat s’ils étaient traités plus équitablement. Donald Trump avait annoncé leur retrait en juin 2017.

“Nous pourrions envisager d’y retourner.” Donald Trump a déclaré, mercredi 10 janvier, que les États-Unis pourraient réintégrer l’accord de Paris sur le climat,  s’ils étaient traités plus équitablement.

“Honnêtement, il s’agit d’un accord avec lequel je n’ai aucun problème, mais j’avais un problème avec l’accord qu’ils avaient signé parce que, comme toujours, ils avaient conclu un mauvais accord. Donc, nous pourrions envisager d’y retourner”, a affirmé, sans autre précision, le président américain, lors d’une conférence de presse commune avec la Première ministre norvégienne Erna Solberg.

Par “mauvais accord”, le locataire de la Maison Blanche fait référence à l’administration de son prédécesseur démocrate Barack Obama, non sans insister sur son impact économique négatif pour l’Amérique.

Une “réaffirmation de la souveraineté américaine”

“Nous sommes un pays riche en gaz, en charbon et en pétrole et en beaucoup d’autres choses”, a-t-il souligné. L’accord était “mauvais pour nos entreprises”, a-t-il martelé, jugeant que les objectifs des États-Unis étaient trop élevés par rapport à ceux de son grand rival chinois.

Conformément à ses promesses de campagne, le président américain avait annoncé en juin 2017 qu’il se retirait de l’accord de Paris visant à contenir le réchauffement climatique conclu en décembre 2015 dans le cadre de la COP-21. Il avait alors expliqué que les conditions économiques et financières de cet accord étaient “draconiennes” et que le retrait des États-Unis représentait une “réaffirmation de la souveraineté américaine”.

Donald Trump avait déjà fait part de sa volonté d’entamer des négociations soit pour revenir dans l’accord, soit pour parvenir à un nouvel accord “sur des termes qui soient équitables pour les États-Unis”. Il s’était opposé à une fin de non-recevoir.

Avec AFP et Reuters

 

Première publication : 11/01/2018

Articles en lien

Aller à la barre d’outils