Contrat de blindés : la France et la Belgique en ordre de marche

Service minimum pour la signature de l’accord intergouvernemental cadre (AIG) entre la France et la Belgique dans le cadre du partenariat stratégique Capacité Motorisée (CAMO). Les deux ministres de la défense, Florence Parly et son homologue belge sur le départ Steven Vandeput ont signé à Paris à l’occasion de la première réunion ministérielle de l’Initiative Européenne d’Intervention (IEI), un AIG “inédit, qui ancre dans la durée, le partenariat stratégique « Capacité Motorisée”, a précisé le ministère dans un communiqué publié après mercredi soir après 23 heures.

La ministre des Armées se réjouit de cet accord majeur qui “vient fortifier une coopération déjà solide entre les armées de Terre française et belge et ouvre la voie vers une plus grande opérationnalité de nos forces”, a expliqué le ministère. Alors que la Belgique a choisi l’avion de combat américain F-35, la France estime que l’AIG entre Paris et Bruxelles “incarne une Europe de la défense concrète qui se bâtit au travers de partenariats où les États conjuguent leurs forces, au service de la sécurité des Européens”. Selon le ministère, cet accord permettra des retombées économiques importantes en France comme en Belgique.

Un contrat de 1,6 milliard d’euros

Dans le cadre de cet accord, la Belgique achète 60 Jaguar et 382 Griffon à la France, via le consortium composé de Nexter, Arquus et Thales. Le montant du contrat s’élève à 1,6 milliard d’euros, selon le ministre de la Défense, Steven Vandeput (contre 1,1 milliard d’euros initialement). Soit 500 millions d’euros supplémentaires de plus mais avec une trentaine de véhicules en moins… Les véhicules blindés seront livrés à la Belgique à compter de 2025.

La Direction générale des ressources matérielles (DGMR) et la Direction générale de l’armement (DGA) vont coopérer de manière inédite avec la mise en place d’un bureau commun pour la conduite du programme d’acquisition. “La collaboration entre les deux directions permettra le développement de synergies, dans les domaines de l’expertise et des essais, et une concertation étroite en matière de besoins futurs, a précisé le ministère.


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