Coupe du monde : le Lloyd’s avait prédit la victoire de la France

Si les banques ont échoué à prédire le vainqueur de la Coupe du monde, en s’appuyant sur les statistiques et l’analyse de données à grande échelle, il est un gagnant plus discret : le Lloyd’s of London. Le grand marché de l’assurance et de la réassurance de Londres, du haut de ses 330 ans, s’était risqué il y a un mois à émettre son propre pronostic : “la France gagnera la Coupe du monde FIFA 2018 sur la base de la valeur assurable” avait-il annoncé  le 12 juin dernier.

Le Lloyd’s, en coopération avec le Centre for Economics and Business Research (CEBR)  de Londres, a classé les équipes en compétition selon la valeur assurable collective de leurs joueurs. Les Bleus ressortaient en tête, avec une valeur de 1,4 milliard de livres sterling, environ 1,6 milliard d’euros, devant l’Angleterre et le Brésil. La Croatie, en finale, n’apparaissait qu’au 9ème rang.

“Après avoir deviné le parcours des équipes jusqu’en finale, le Lloyd’s prédit que l’Allemagne ne parviendra pas à garder son titre et que la France sera couronnée championne du monde. Une analyse similaire menée par le Lloyd’s et le CEBR avant la Coupe du Monde FIFA 2014 avait correctement prédit que l’Allemagne serait victorieuse” écrivait le Lloyd’s dans son communiqué du mois dernier.

Les attaquants et les jeunes joueurs ont la plus forte valeur

Le modèle économique utilisé par le centre de recherche pour définir cette valeur assurable s’est appuyé sur les salaires des joueurs et les contrats de sponsoring, en ayant notamment recours aux données anonymisées de Sport Intelligence, ainsi qu’une série d’indicateurs supplémentaires, pour évaluer les revenus des joueurs jusqu’à la retraite.

Des chiffres qui ont permis d’estimer la valeur assurable par âge, par poste dans l’équipe et par nationalité. Il ressort que les attaquants ont la plus forte valeur, “leurs jambes valant 19,2 millions de livres en moyenne“, ainsi que les joueurs les plus jeunes, âgés entre 18 et 24 ans (20 millions d’euros en moyenne), ce qui peut s’expliquer par la perspective plus éloignée de la retraite.

« Le contraste entre les équipes en haut et en bas en termes de valeur assurable est stupéfiant, les six meilleures équipes nationales valant plus que les 26 autres combinées », a commenté Victoria De’Ath du Lloyd’s.

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