Critique musicale: Dave Stewart – Lucky Numbers (2013)

The Blackbird Studio Sessions, Nashville, Tennessee

Il y a deux ans paraissait The Blackbird Diaries sixième album studio de l’auteur, compositeur, musicien, chanteur, producteur, philanthrope et homme d’affaires invétéré anglais Dave Stewart, que le grand public identifie principalement comme membre du duo Electro-Pop, qu’il formait dans les années 80 en compagnie de la chanteuse Annie Lennox, Eurytmics ou comme producteur de plusieurs bandes originales de films à succès (Lilly Was Here, Honest, Alfie…).

Cet album marquait le véritable retour dans les bacs de son auteur, se composant en effet de matériel intégralement inédit, ce qui constituait une première en pas moins de treize ans et la parution, en 1998, de l’album Sly-Fi.

C’est à Nashville, capitale de l’état du Tennessee, de la country music américaine et place forte du Blues, dans les murs du Blackbird Studio que fut enregistré, en juillet 2010, The Blackbird Diaries. Les sessions d’enregistrement n’ont pas durées plus de cinq jours, Stewart ayant privilégié un travail des plus spontané, dans lequel une certaine forme d’authenticité prévaut, basé sur des prises de son toutes réalisées dans les condition du jeu live en studio par un groupe de musiciens composé des plus grandes figures et sommités musicales de la scène nashvillienne. (Ce qui n’exclut, bien sûr, nullement un très important travail réalisé lors des étapes de post-production du disque).

Il ressort de tout cela un disque très réussi, renfermant une musique de fort belle facture résolument influencée par la Country et le Blues, genres dans lesquels Dave Stewart nous montre pleinement l’étendue de son savoir-faire guitaristique, soutenu de plus par des musiciens tout aussi inspirés. Difficile de reconnaitre, à l’écoute de The Blackbird Diaries, celui qui, plus d’une décennie durant, a œuvré à la destinée d’Eurytmics…

The Blackbird Diaries voyait aussi Dave Stewart mettre à profit le carnet d’adresses,  pas moins de cinq des treize titres le composant étant des duos ! Dave Stewart a ainsi collaboré à cette occasion avec Martina McBride, Colbie Caillat, Stevie Nicks, le duo vocal The Secret Sisters et même Bob Dylan, ce dernier ayant porté son concours à l’écriture d’un des titres de l’opus. Un album à la production très calibrée et lisse dont le son, qui se voulait non dépourvu de son versant « roost » originel, pâtissait tout de même quelque peu, mais qui demeurait fort appréciable et méritait que l’on lui accorde de l’attention. Certainement l’une des plus belles réussites de Dave Stewart que cette aventure musicale en territoire américain.

En septembre 2012, soit un an à peine après la sortie de The Blackbird Diaries, Dave Stewart commercialisa un nouvel opus baptisé lui The Ringmaster  General. Les titres qui composent cet album furent, comme ceux ayant trouvés place sur son prédécesseur, enregistrés  à Nashville lors de la session longue de  cinq  jours s’étant tenue  dans l’enceinte du Blackbird Studio en compagnie des mêmes musiciens.

 The Ringmaster General est avant tout un Blackbird Diaries II, rien de surprenant compte tenu de la réalisation de celui-ci. Aux vues de l’indéniable qualité de The Blackbird Diaries, il y avait d’avance matière à se réjouir de retrouver si tôt le touche à tout natif de Sunderland. Malheureusement le résultat fut cette fois moins convaincant.

The Ringmaster General proposa, tout comme The Blackbird Diaries, une musique oscillant entre le Country-Rock et le Blues, avec cette fois plus forte présence sur l’ensemble d’effluves de musique Pop, le tout se trouvant nimbé dans une production tout aussi parfaite mais qui, comme constatait plus haut,  se révéla bien trop polissée pour ce type de musique. Dave Stewart se borna à  nous servir la même recette que celle dont il avait usé sur le précédent opus et ne put une nouvelle fois s’empêcher de faire appel à des invitées pour garnir ses titres. Sur les onze titres qui composent The Ringmaster General, pas moins de cinq sont des featurings, soit autant de duos que sur l’album précédent…

Nous retrouvâmes donc sur ce disque : Joss Stone (Collaboratrice de Stewart au sein des projets SuperHeavy et More Love notamment et pour qui Stewart a produit l’album LP1 en 2011),  les chanteuses Jessie Baylin, Alison Krauss (à qui l’on doit le très réussi Raising Sand en duo avec Robert Plant en 2007), Diane Birch et enfin la guitariste Orianthi ( guitariste principale de la tournée avortée de Michael Jackson This Is It en 2009, de Michael Bolton, Carrie Underwood et Alice Cooper entre autres et dont Dave Stewart a produit l’EP Fire sorti en 2011 ainsi que le second album studio , Heaven In This Hell, publié au moins de mars 2012).

Mais il n’y a pas sur The Ringmaster General ce qui fait que The Blackbird Diaries  est une véritable réussite. Stewart n’avait cette fois pas proposé de titres aussi riches, une musique aussi « osée » et n’avait pris aucun risque. Il avait pourtant fait mine d’une formidable faculté d’adaptation sur The Blackbird Diaries, nous livrant une musique résolument éloignée de ce qu’il avait proposé par la passé. De The Ringmaster General il n’y avait aucune évolution semblable à attendre. Les chansons qui le composent n’avaient tout simplement pas leur place sur The Blackbird Diaries. De ce constat plutôt amer naissait la désagréable impression de « déjà entendu », Stewart donnant également, en plus de l’impression de répétition inutile, celle d’être cette fois nettement moins inspiré. Si il n’était pas entièrement raté et mauvais, The Ringmaster General constituait tout de même pour nous une déception véritable.

Notons tout de même que la réalisation de ces deux opus, conçus en un seul et même moment et à un même endroit, fut l’occasion pour Dave Stewart de proposer un très intéressant Making Of retraçant leur genèse et, par là même, de fixer définitivement les soubresauts et « l’envers du décor » d’un moment de création artistique à la fois des plus productifs, spontanés, authentiques et intenses à l’origine. Ce Making Of est paru il y a quelques mois.

Prologue: escapade maritime

Pour l’enregistrement de ce qui devait être son troisième album en autant d’années, Stewart semble avoir ressenti un besoin de changement, c’est en tout cas ce qu’il confia dans une interview accordée à Contactmusic.com[1]. Cette volonté le poussa à s’embarquer, avec les musiciens travaillant avec lui depuis deux ans maintenant, à bord du yacht Octopus (l’un des plus luxueux et faramineux du genre, construit en 2003 ce yacht est la propriété de l’informaticien, cofondateur de Microsoft et milliardaire Paul G. Allen) pour un périple maritime, au large de la Polynésie française, long de douze jours. Douze jours au cours desquels le matériau qui compose l’album qui nous occupe ici aller être enregistré, le tout sans âme qui vive à des kilomètres à la ronde, ou presque.

Au sujet de ces conditions d’enregistrement, Dave Stewart déclara :

« Je voulais quelque chose d’un peu diffèrent cette fois, ainsi j’ai convié mon groupe à me rejoindre pour une aventure dans le Pacifique Sud. Là où nous aurions pu enregistrer sans âme qui vive à la ronde. C’était comme être parachutés au pays d’Oz. Nous étions comme des poissons hors de l’eau pendant douze jours, mais tout juste assez sobres pour enregistrer pendant trois ou quatre heures. »[2]

Les compagnons d’aventure de Dave Stewart auront été les suivant : le batteur et percussionniste Chad Cromwell, les guitaristes Tom Bukovac et Dan Dugmore, le bassiste Michael Rhodes, le pianiste et organiste Mike Rojas et enfin Kieran Kiely qui lui a officié en tant qu’accordéoniste et joueur de Bodhran et Low Whistle (tambour et flute majoritairement utilisés dans la musique traditionnelle irlandaise).

La prise de son terminée, les enregistrements additionnels ont eu lieu au Weapons of Mass Entertainment Studio, basé à Hollywood Californie, studio personnel de notre homme, ainsi qu’au Blackbird Studio de Nashville. La production et l’œuvre conjointe de Dave Stewart et John McBride, ce dernier s’étant également chargé, dans sa majorité, du mixage des morceaux. Le mastering lui est en grande partie dut à l’ingénieur Richard Dodd. Le travail effectué est ici de qualité et l’album ne souffre nullement d’un défaut de surproduction. On appréciera d’entendre une musique à l’aspect tout de même moins lisse que sur le précédent album et qui paraitra à l’écoute plus « authentique » et spontanée surtout.

Lucky Numbers compte également son petit lot de musiciens et chanteuses invités (pouvait-il en être autrement, aux vues des derniers albums produits ?). Parmi ces personnes nous retrouvons sur ce disque : la chanteuse de Country, et femme de John, Martina McBride, la jeune auteure-compositrice et interprète australienne Vanessa Amorosi (présente sur pas moins de trois titres !), l’ex madame Jack White et moitié du duo The White Stripes, formé avec ce dernier, Karen Elson, l’actrice et chanteuse anglaise Sarah Michelle Kelly (Marry Poppins –The musical), la violoniste Ann Marie Calhoun, déjà présente sur les deux précédents opus, Holly Quin Rah et enfin un ensemble vocal assurant les chœurs sur cet album, dont certains arrangements son l’ouvre de mademoiselle Amorosi, le Ringmaster Choir. Ce chœur se compose lui de : Jackie Gouche, Tiffany Gouche, Daniel Farris, Devion Farris, Debra Parson, Shaleah Stubblefield et Carol Hatchett et est dirigé par Lynn Mabry.

Voilà le casting de Lucky Numbers (presque) au complet…beaucoup de beau monde en somme !

Lucky Numbers : la passe de trois

C’est au son du Bodhran que débute le titre Every Single Night, plage titulaire et premier simple extrait de l’album, chanté par Dave Stewart en duo avec Martina McBride. Le titre délivre dès son introduction une ligne de basse bien ronde et plutôt accrocheuse que vient vite soutenir un gimmick de piano discret mais efficace sur l’ensemble du titre. Part belle est ici faite à une mélodie remplit, comme tout bon simple de Pop qui se respecte, de joliesse et agrémentée d’une rythmique simple et surtout efficace. L’efficacité de ce titre réside également dans son refrain chanté en chœurs par les deux interprètes et très calibré pour enjolivé cette chanson se déroulant sur un tempo plutôt modéré, sur lequel la voix basse et caverneuse de Dave Stewart vient se plaquer plutôt à propos. La chanson recèle tout de même quelques lignes de guitares plutôt lascives et également une jolie ligne en slide en son milieu, éléments intéressants car dénotant fort légèrement avec l’ensemble de ce titre au schéma très classique et finalement très typé « easy-listening ». La coda de ce morceau, dévolue à la guitare et au synthétiseur, n’était peut-être  pas indispensable.

Le titre Drugs Taught Me A Lesson arrive ensuite. Cette chanson propose dès son introduction de bon gimmicks de clavier, de basse et de batterie qui servent à imprimer à cette composition son rythme à la fois lent et lancinant. On perçoit assez nettement l’orientation Blues donnée à ce titre, orientation qui n’est que mieux renforcée ensuite par la présence d’une très discrète ligne d’harmonica et de vocaux chantés en chœurs, œuvre conjointe du Ringmaster Chor et Vanessa Amorosi. Ces vocaux culminent ensuite sur l’outro du titre avec un chant a capella qui peut, de façon quoique lointaine, rappeler un spiritual. C’est un solo improvisé de piano à la teinte plutôt jazzy qui vient agrémenter ce morceau en son milieu, avant que ne se démarque plus encore une guitare, déjà bien présente ici, grâce à l’utilisation qui est ici faite du slide.

Le faux départ que nous donne à entendre l’entame du titre How To Ruin A Romance ne dépare pas ce titre aux nettes influences Country d’un côté très roots, voire même « old-school », qui a tant fait défaut sur l’opus précédent et qui ici est le bienvenu pour agrémenter intelligemment la composition d’un zeste d’authenticité. La rythmique dessinée par le piano est, elle d’assez bonne facture, tout comme le gimmick de batterie, plus présent sur ce titre que sur le précédent, notamment à l’entame du très efficace refrain chanté en chœurs par Stewart et Amorosi. La guitare place elle des accents des plus subtils, relevés par une utilisation à propos de la Lap-Steel.

L’écoute se poursuit ensuite avec la chanson What’s Wrong With Me ? qui est une assez jolie ballade sur laquelle le chant de Dave Stewart se voit particulièrement mis en valeur, soutenu en cela, et à propos, par un intéressant gimmick de clavier auquel se joint une très discrète ligne imprimée par l’accordéon. Cela avant que ne se joigne à cet ensemble la frappe sèche du batteur, ce qui a pour effet de rehausser le rythme du titre. Les chœurs de Vanessa Amorosi et du Ringmaster Choir ne sont eux pas en reste et concourent à amener sur cette composition des effluves de chant proches du gospel. Les voix s’unissent ensuite à un bon solo de guitare aux riffs saturés et assurent un final réussi.

Sattelite s’ouvre sur un riff de guitare abrasif et saturé sur lequel est plaquée la voix filtrée de Stewart qui se superpose ensuite à une rythmique à la fois lourde, répétitive et jouée de manière plutôt carrée, ce qui donne à ce titre une teinte très Blues. La guitare ensuite se libère et en vient à occuper tout l’espace laissé libre par les vocaux à l’aide d’un solo au riff nerveux et au son saturé. Un titre dont la brièveté (à peine 3 minutes 16 sec.) ajoute à l’efficacité intrinsèque.

Nous avons ensuite droit à Why Can’t We Be Friends, pièce centrale de cet album et un peu « à part », ce titre ayant son propre casting de musiciens, ici tous différents de ceux ayant officiés sur les autres titres de l’opus et ayant été conservé tel quel suite à son enregistrement sur le palace flottant de Mr Allen. Nous retrouvons donc Randy Cooke à la batterie, Michael Bradford à la basse, Caitlin Evanson au violon, Jeff Paris au clavier, Amy Keys et Sierra Swan assurent toutes deux les chœurs et notons que, pour l’occasion, se voit ici crédité l’ensemble du personnel de bord, du groupe, chiens, chats, femmes et enfants ! Personne ou presque n’est oublié… Le titre en lui-même est paré d’un aspect sonore très proche de celle d’une performance live, impression renforcée par la présence d’un écho sur la piste vocale. La rythmique de piano et de la batterie imprime à cette plage une couleur très Jazz, on la croirait jouée au fond d’un bar ou d’un Honky Tonk… Les chœurs a cappella sont plutôt réussi et permette d’appuyer de belle manière l’aspect véritablement authentique de ce titre qui est aussi le plus long de ce recueil de chansons, dépassant les six minutes.

You And I prend ensuite le relais, l’occasion pour Laura Michelle Kelly et Ann Marie Calhoun de faire leur apparition sur ce disque. Comme son titre le laisse présager, nous avons ici droit à une  ballade. Cette dernière recèle une mélodie au piano quasiment imparable qui se voit très vite magnifiquement épousée par les voix de Kelly et Stewart. Leur chant se fait plaintif et laisse transparaitre une émotion certaine. Emotion parfaitement appuyée est mise en valeur par la ligne de violon jouée ensuite par Calhoun. L’un des moments les plus mélodiques de l’album avec en prime un assez bon travail effectué sur les arrangements et harmonies qui respecte en cela plus que bien les canons du genre, tant sur le fond que sur la forme (titre long de quatre minutes à peine).

Nashville Snow, chantée en compagnie de Karen Elson, fait elle aussi part belle à l’aspect purement mélodique. Le titre s’articule autour d’une douce mélodie jouée par le piano sur un tempo lent sur lequel se démarque la ligne de guitare acoustique très claire et le chant du duo.

C’est sur un tempo bien plus rapide qu’arrive ensuite la chanson Never Met A Woman Like You. La chanson est servie par de bonnes lignes de basse et de Lap Steel et, comme nombre de chanson de cet opus, par un refrain des plus efficaces. Enfin les lignes de guitare électrique prouvent une nouvelle fois que de tous les instruments présents sur ce disque, c’est la six cordes qui en est l’épicentre.

La chanson One Step Too Far propose ensuite de jolies incursions de Lap Steel et d’accordéon grâce à des gimmicks accrocheurs qui accentuent le rythme imparable, surtout calibré, et le coté enjoué de ce titre, de plus pourvu d’une jolie mélodie.

C’est enfin sur le titre éponyme, Lucky Numbers, qui voit la participation d’Holly Quin Rah, que ce conclut ce nouveau recueil de chansons. Le titre possède un tempo rapide, une ligne de basse très ronde et puissante ainsi qu’un gimmick de batterie et de synthétiseur du même acabit avant que l’orgue ne débarque dans cet ensemble pour placé un assez appréciable solo. La guitare, toujours aussi abrasive et bien sûr présente en bonne place et livre quelques derniers accords acérés sur ce titre aux chœurs et au final réussi.

Notons enfin que l’édition standard de Lucky Numbers contient la version single du titre Every Single Night présente sous sa forme dite « Radio Edit ».

« I saw the moon, Venus and Mars

I saw the moon, Venus and Mars

And I’m so tired of seeing stars. »

*****

Avec Lucky Numbers Dave Stewart continue de progresser plus avant sur la voie déjà empruntée il y a près de deux ans avec ses opus The Blackbird Diaries et The Ringmaster General. La musique qi nous est ici livrée demeure donc résolument Rock tout en étant savamment gorgée de touches et d’influences à la fois Jazz, Blues et Country. Ce recueil de chanson propose évidement son lot de titres mâtinés et calibrés pour plaire au plus grand nombre, preuve en est, la prédominance sur cet opus d’un travail de post-production des plus léché mettant parfaitement en valeur arrangements, mélodie et harmonies.

La voix basse de Dave Stewart, plutôt faible au demeurant, se voit mise en valeur sur des titres aux tempi lent ou modérés. C’est indéniablement dans ces registres que cette voix est la plus appréciable à écouter. Il est de bon ton de retrouver, placé au centre de ce disque, le jeu de guitare si caractéristique de son auteur, tant ce dernier livre ici une excellente prestation. C’est là le point fort du guitariste accompli qu’il est. Ce jeu apporte plus de hargne à ce disque, hargne qui faisait cruellement défaut au prédécesseur de Lucky Numbers.

Les amateurs de Country et/ou de Blues appréciront l’aspect plus brut et « roots » de certains des titres collectés ici. L’ensemble ne se dépare nullement d’une spontanéité certaine, gage d’une inspiration belle est bien retrouvée, ce qui ne manquera pas de ravir les auditeurs ayant apprécié The Blackbird Diaries, album que nous considérons comme étant le premier volet de cette « trilogie nashvillienne » pour Dave Stewart.

Sans être un chef-d’œuvre, Lucky Numbers a au moins le mérite de renouer plus ou moins directement avec ce que Dave Stewart a pu proposer de meilleur ces dernières années. En a t-il pour autant terminé avec la source d’inspiration que représente pour lui, et depuis un bon moment, Nashville ? Les sorties prochaines nous livreront réponse à cette question. Il demeure néanmoins que cet opus reste plaisant à écouter et a de quoi rassurer sur la créativité et l’inspiration de son auteur en attendant la suite. Dave Stewart a tout de même réussi la passe de trois avec ce 8e album!

Liste des titres :

1. Every Single Night

2. Drugs Taught Me A Lesson

3. How To Ruin A Romance

4. What’s Wrong With Me

5. Satellite

6. Why Can’t We Be Friends

7. You and I

8. Nashville Snow

9. Never Met A Woman Like You

10. One Step Too Far

11. Lucky Numbers

12. Every Single Night ( Single Radio Edit.)

Dave Stewart, Lucky Numbers, Membran / Weapons of Mass Entertainment, 2013.

Xavier Fluet @GazetteParis



[1] « Dave Stewart Announces New Album ‘Lucky Numbers’ Released September 30th 2013 », Contacmusic.com, 16/08/2013.

[2] “I wanted to do something a little different this time, so I invited the band to join me on an adventure to the South Pacific,” says Stewart, who also co-produced the album.  “Where we could record with nobody else around, floating around on the sea.  It was like parachuting into Oz. We were fish out of water. We were out 12 days, but we were actually only sober enough to record for three or four.”, cité in : « Dave Stewart Announces New Album ‘Lucky Numbers’ Released September 30th 2013 », Contacmusic.com, 16/08/2013.

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