Critique musicale: MoonCCat – Miroirs Des Nuits Tragiques (Vol. 1) (2015)

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Un matin de juin : découverte d’un poète, d’un univers

Il y a tout juste deux ans, en juin 2013, nous vous proposions de découvrir La Reine Noire[1], premier E.P. autoproduit, renfermant trois titres, signé d’un artiste au parcours plutôt singulier, à la fois riche et atypique. Luc Santiago, sous le pseudonyme de MonnCCat, venait à l’époque de faire paraitre la première concrétisation discographique de son nouveau projet artistique et musical. Projet aux facettes multiples au sein duquel s’additionnent et s’harmonisent principalement Rock des années 60 et 70, chanson, littérature, poésie, photographie, spleen, romantisme et absinthe pour nous donner à entendre une musique jouée sur un mode clair-obscur, au accents saturniens et gorgée d’images quelque peu tourmentées. L’ensemble dépeignait un univers des plus personnels ne manquant ni d’attrait ni d’intérêt pour qui, le temps d’une écoute, accepterait d’y pénétrer.

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La Reine Noire (2013), premiers pas du félin

Le bref communiqué de presse annonçant la sortie de ce premier maxi décrivait la musique proposée par MoonCCat comme étant une évocation tintée de Rock, Folk noire et mélancolique aux influences Post-Punk crépusculaire, mélangeant les univers et les styles d’artistes aussi divers que Nick Cave, Alain Bashung, les Doors ou Joy Division[2]. Une intéressante mise en perspective du programme que nous réservait cet Extended Play.

La Reine Noire contient des titres tous chantés en français, décrits comme recelant des textes à la fois percutants et poétiques, se plaçant dans la lignée de ceux écrits par des auteurs comme Edgar Allan Poe, Arthur Rimbaud ou Charles Baudelaire[3].

Ecouter La Reine Noire assurait de découvrir une musique résolument sombre et mélancolique puisant ses racines dans un univers où mélancolie, gothique et romantisme se conjuguent et se répondent. Les images ainsi évoquées demeurent marquantes, cinématographiques presque…

 Une invitation à découvrir le parcours de cet artiste aux talents multiples et à la personnalité déjà très affirmée.

En effet, le projet MoonCCat puise son origine dans l’indéniable attrait qu’aura su cultivé Luc Santiago pour la littérature et, plus généralement, les arts du XIXème siècle. L’adolescent d’alors est particulièrement séduit par les écrits des poètes maudits qui ont traversé et marqué cette époque. La vocation de poète naitra chez lui grâce à nombre de découvertes littéraires qui ne pouvaient le laisser insensible et le marqueront, tel le fer rouge, à jamais. Parmi ces écrits citons, entre autres, ceux d’Isidore Ducasse, Charles Baudelaire, Paul Verlaine, Arthur Rimbaud, Alfred Dubus, Tristan Corbière, Germain Nouveau, Joséphin Soulary, Maurice Rollinat ou bien encore Charles Cros[4].

Luc revendique aussi l’influence des arts picturaux, certains de ses textes pouvant naitre de l’influence qu’ont sur lui des tableaux de Johann Heinrich Füssli, Jean Delville, Ramon Casas, Alphonse Mucha, John Everett Millais, Gustav Klimt, Leonor Fini, Félicien Rops, Carlos Schwabe ou Gaspar David Friedrich. MoonCCat ne négligeant jamais de mettre en avant l’importante part de son travail consacrée à la photographie argentique[5].

Enfin le Septième Art, notamment à travers les réalisations de Marcel Carné, Jean Delanoy et autre Jean Cocteau, trône également en bonne place parmi ses nombreuses sources d’inspiration.

En plus de la littérature et de l’écriture de poèmes, de nouvelles et d’un roman, c’est le théâtre qui, plusieurs années durant, occupera le jeune homme. Il créera même une revue littéraire toute entière consacrée aux écrivains qualifiés de « maudits », en quelque sorte, ses paires. Elle paraîtra sous le nom de Revue du Chat Noir. S’en suivront quelques années cette fois consacrées au journalisme qui aboutiront à l’ouverture d’une boutique dédiée elle à une autre des grandes passions de MoonCCat, à savoir celle que beaucoup qualifient de « Fée verte », de « troisième œil du poète » : l’absinthe[6].

La quarantaine approchant, MoonCCat choisi finalement un retour à ses première amours : l’écriture, fortement influencée par celle des poètes maudits donc, et la musique. Un choix lui permettant également d’exploiter son savoir-faire de multi-instrumentiste. Ayant une mainmise  certaine tant sur son art que sur son projet, l’homme écrit, chante, compose et s’illustre seul au piano, à la basse, la guitare, la batterie et aux percussions sur chacun de ses titres[7]. Trois de ceux-ci : Western Fatal, Dans Les Limbes et le titre éponyme figureront donc sur le premier EP du félidé.

 La Reine Noire sortie, MoonCCat apparaîtra en toute fin d’année 2013, le temps d’une chanson, sur la compilation Ave Atque Vale. Produit par Le label indépendant Seventh Crow Records, ce disque de Rock Alternatif/Ambiant se compose de dix-sept morceaux dus à treize artistes ou groupes différents. La composition retenue pour l’occasion se nomme Silly Games[8].

Ecrivain, poète, photographe, journaliste, boutiquier, musicien et chanteur, Luc Santiago à décidément plus d’une corde à son arc artistique. Celui-ci s’en verra agrémenté d’une supplémentaire lorsque, un jour de 2013, Luc croise le guitariste Alain Roussennac.

Ensemble, les deux musiciens bâtiront un nouveau projet musical : un groupe, du nom de Little Girl. Little Girl a, le 25 avril dernier, publié son premier E.P[9]. éponyme et autoproduit. Un maxi renfermant cinq titres, auquel nous avions fait place dans nos colonnes, et dont la pochette évocatrice porte la griffe de MoonCCat.

Little Girl sur pied, Luc n’en néglige pas moins ses aventures en solitaires, en effet, après un premier Extended Play aussi bref que prometteur et une apparition sur compilation, le félidé revint pour nous livrer, en juin dernier, Miroirs Des Nuits Tragiques, son premier opus autoproduit composé de douze pièces sur lequel nous nous pencherons ci-après. L’œuvre se vit pressée à quelque cent exemplaires dont douze avec livret imprimé sur papier vergé, relié cousu main, comprenant paroles, illustrations, photo et anecdotes[10].

Enfin, signalons que l’artiste a mis la dernière main au pendant strictement littéraire de son album, un premier recueil de poème du même nom dont les pages livreront sonnets et alexandrins. Reste à trouver un éditeur…[11]

Mirroirs Des Nuits Tragiques : cénacle poétique

Comme pour La Reine Noire, E.P. ayant précédé ce premier opus longue durée, MoonCCat est ici seul maitre à bord de ce navire voguant sur l’onde noire du romantisme. L’homme à lui-même écrit et composé les titres originaux et a enregistré, mixé et produit l’ensemble de cet album en prenant soin d’en assurer toutes les parties vocales et instrumentales. On l’entendra donc ici chanter, jouer de la basse, de la guitare, de la batterie et des claviers. Tout juste MoonCCat s’est ’il permit de mettre en musique certaines œuvres de ses paires les plus influents, ses textes personnels côtoyant ceux de  Charles Baudelaire,  Jean Cocteau, Maurice Rollinat, Gérard de Nerval et autre Thomas Lovell Beddoes au sein de cet opus.

Sorti en juin dernier, Miroirs Des Nuits Tragiques propose une production somme toute minimaliste mais de qualité et non dépourvue de finesse. On appréciera la mise en valeur de chaque texte accompagné d’un écrin musical les servant à propos. La voix de MoonCCat est elle posée, maitrisée, renforçant la portée de chaque vers, restituant joliment l’impact purement littéraire et poétique de chacune des douze pièces composant ce recueil. Miroirs Des Nuits Tragiques est une ode au Romantisme, à la Poésie et c’est elle qui prime ici. En cela,  les incrustations musicales se veulent révélatrices de la démarche de leur compositeur. Nulle surenchère ou truchement. L’ensemble est dépouillé, presque instantané. Les gimmick de batterie et de six cordes demeurent simples, ne prenant jamais le pas sur la voix toujours mixée en avant. On notera la judicieuse utilisation de la guitare basse qui tout à long de l’album délivre des lignes assez lourdes ,conférant aux différents morceaux ce qu’il faut de densité et pesanteur et créant du même coup un intéressant contraste avec la guitare, la batterie et les touches de claviers. L’atmosphère romantique, tourmentée et parfois « oppressante » du disque s’en trouvant joliment renforcée de même que le plaisir d’écoute. Aspect révélateur du soin porté à la confection de l’ensemble.

L’opus s’ouvre sur Vous Volez Mes Roses, tirade signée Jean Cocteau, tirée de sa célèbre adaptation cinématographique du conte-type La Belle et La Bête réalisée en 1946. Cette tirade est dite par la bête au père de Belle alors que celui-ci s’apprêtait à quitter le château après s’être permis de voler une rose.[12] Le texte est soutenu par de simples accords de guitare jusqu’à son final. Une entrée en matière somme toute révélatrice du contenu du disque et de son ambiance générale, très fortement empreinte de Dark-Folk et mettant plus ou moins l’auditeur au pied du mur. Il est, en quelque sorte, prévenu de ce qui l’attend ensuite.

C’est au son des accords cristallins d’une six cordes qu’arrive ensuite The Phantom Wooer. Le gimmick imprimé par les percussions se veut assez martial, froid et répétitif. La guitare basse délivre une ligne à la fois ronde et lourde bien qu’en retrait. Sur cet écrin aux effluves douces-amères vient se plaquer une voix au ton lui aussi martial et très bien mise en valeur. Sur ce titre, le chant de MoonCCat rappellera aisément ceux de Nick Cave ou autre Jim Morrison. MoonCCat à ici réalisé une mise en musique du poème éponyme, œuvre du poète anglais Thomas Lovell Beddoes, dont les vers jamais ne seront traduits chez nous. Le texte nous conte l’histoire d’un fantôme éprit d’une femme, bien vivante elle, et qui souhaite l’emmener avec lui[13].

Vient ensuite Les Orages, première composition originale de l’album, paroles et musique étant l’œuvre de MoonCCat. Après s’être rapidement signalés, les dits orages font place à une ligne de basse bien ronde et grave. Cette introduction a pour effet de faire immédiatement planer sur cette composition une atmosphère à la fois lourde et inquiétante (comme le sont souvent ces phénomènes météorologiques). Les accords de guitares sont eux à la fois simples et accrocheurs. Sur la seconde partie du morceau le tempo semble gagner en vitesse : Ligne de basse et chant, notamment, se font plus vifs, la guitare semble plus présente. L’ensemble confère comme une impression de fuite en avant. Enfin on note que les vers sont ici déclamés dans la langue de Molière. Nous découvrons ici la mise en mise d’un poème personnel de MoonCCat. Épitaphe, c’est son titre, est à paraitre sur le recueil Miroirs Des Nuits Tragiques est exprime, dans une ambiance d’une noirceur toute romantique,  une idée certaine de fatalité[14].

 Black Lake, la piste suivante, se signale par un léger gimmick de batterie et une solide ligne de basse. La guitare vient ensuite plaquer à cet ensemble quelques accords au son très clair. Le rythme, très carré, donne l’impression d’entendre comme une marche au pas et sans âme. Le dialogue d’introduction  date de 1950 et provient du film Orphée réalisé par Jean Cocteau. La Mort, personnifiée sous les traits d’une femme fatale, fait de Cégeste le poète son serviteur. Commence alors une errance onirique…[15]

Hypnos débute sur un doux accord de guitare qui accompagne une voix récitant un texte français déclamé avec une certaine force et empreint de gravité. Sur la suite de cette composition la batterie se verra très vite rejointe par la six cordes avant que MoonCCat ne reverse dans la poésie, chantée cette fois. MoonCCat convoque ici deux célèbres figures de la mythologie grecque : les frères Hypnos et Thanatos pour nous conter un voyage au cœur des enfers[16].

 Le titre Dreams To Sell  se démarque par son sympathique gimmick de batterie joué en introduction. Mais c’est d’avantage une ligne de basse à la fois claire et presque obsédante, sans être agressive,  qui saura retenir l’attention de l’auditeur tant celle-ci est de bonne facture et superbement mise en valeur. Cette composition musicale se signale également par son rythme plutôt soutenu sans être trop vif ou enlevé. La guitare officie ici dans le minimalisme et l’ornement, ce qui crée un intéressant contraste avec la ligne de basse. Dreams To Sell, pièce centrale de l’opus, se singularise de manière significative  et offre  ainsi l’un des moments les plus aboutis et réussis de l’album. Un choix de single judicieux que cette seconde mise en musique d’un poème onirique de  Thomas Lovell Beddoes, au texte mêlant habilement et joliment romantisme noir, visions macabres et onirisme[17].

Basse, guitare et percussions pour entamer, de manière feutrée, le bien nommé Les Chats Puissants Et Doux, au texte dû à Charles Baudelaire. Le gimmick général se fait languissant, recelant une douceur certaine. Les vocaux semble se lover sans difficulté aucune sur cette douce et agréable mélodie. La lecture de la notice contenue dans le magnifique – et très riche – livret accompagnant cet album nous éclaire sur un fait particulier : ce texte fût, de tous ceux que l’auteur des Salons publia de son vivant, le plus reproduit en revue. Luc confie également à son lecteur avoir enregistré de nombreuses versions de cette composition qui fut sa deuxième, travaillée juste après un titre nommé Moon Cats[18].

Le Temps arrive ensuite au son d’un joli gimmick de batterie et de basse. La guitare distille un ouvrage plus en retrait et tout en nuance. La voix est ici mise un peu plus en valeur encore par la présence de quelques menus effets qui renforcent la portée des vers dus à la plume de MoonCCat et qui trouveront place au sein du pendant littéraire de cet opus. Cette chanson se veut l’expression noire et fataliste de l’action ambivalente du temps sur tout être et/ou toute chose[19].

El Desdichado se signale par la présence d’une très légère nappe de piano constituée d’accords simples et répétés. Le piano tisse ainsi un écrin faisant la part belle à la finesse, la douceur, contrastant efficacement avec le texte et l’espace prépondérant dévolu au chant. Il s’agit d’une mise en musique du poème du même nom extrait du recueil Les chimères de Gérard De Nerval, publié en 1854. Gorgé de références multiples, ce texte est décrit par MoonCCat lui-même comme : Un poème d’une mélancolie noire, duquel tout espoir est banni. Sur la composition musicale, il ajoute :

« La mélodie au piano s’est invitée un soir d’hiver et fut bouclée en quelques heures. Le chant est venu ensuite naturellement et j’ai procédé à l’enregistrement. Je n’ai jamais terminé une composition aussi rapidement, de manière aussi fluide, comme si une voix du passée m’avait servi de guide… »[20]

Desdichado signifie malchanceux, malheureux[21].

Le Magasin des Suicides est pourvu de lignes de basse et de guitare ainsi que d’un gimmick de batterie minimaliste et répétitif ce qui instantanément, ou presque, créer une atmosphère obsessionnelle, lancinante sur ce titre ou le chant est fort bien mit en valeur. MoonCCat décrit ce texte de Maurice Rollinat, dont les textes n’ont, depuis sa mort, jamais été réédités, comme un bijou d’humour noir. Dans cette mise en musique toute personnelle, le chanteur à librement décidé de mettre l’accent sur cet aspect, privilégiant un rythme plutôt dansant[22].

Melmoth et Isadora débute sur une introduction en guitare/voix. La guitare délivre quelques accords saturés, à hauteur distendue, ou donnant cette impression, qui nous évoquerait comme une impression de malaise, réelle ou supposée, contenue en filigrane dans le texte de la chanson. Le titre de cette chanson tire son origine des prénoms de deux personnages crées par Charles- Robert Maturin pour son roman Melmoth (dans lequel un jeune homme est aux prise avec une malédiction après avoir conclu un pacte pour obtenir la vie éternelle) qu’il publiera en 1820. Cette œuvre est aujourd’hui fort méconnue comme nous le confie MonnCCat dans le livret[23].

L’opus se clôt sur le titre La Vierge Folle. La chanson contient un intéressant gimmick de guitare accompagné par un piano au son emprunt de lourdeur. La batterie et la basse arrivent ensuite et impriment au morceau un rythme simple mais des plus solides qui confère à la déclamation vocale du chanteur encore plus de force et d’envergure. Sur la genèse de ce titre MoonCCat confie :

 « Ce titre est inspiré par les tourments de la mélancolie et  de l’instabilité dont souffrent certaines jeunes  filles fragiles et différentes des autres. Étranges créatures qui ont du mal à vivre dans la norme, victimes de troubles et d’émotion brulantes. »[24]

 

« If there were dreams to sell,

What would you buy? »

Thomas Lovell Beddoes

 

*****

Avec Miroir Des Nuits Tragiques MoonnCCat nous  livre une œuvre toute personnelle, à la croisée des chemins, des genres et des styles. Le voyage proposé conduit l’auditeur dans une contrée musicale à la frontière de la Cold-Wave, le Dark-Folk et la Chanson. L’Atmosphère est toute entière emplie d’une Poésie nimbée de Romantisme noir. Ce dégage de ce disque un univers, subtil reflet de la personnalité de son auteur. MoonCCat nous apparaît ici, et avant tout, comme un auteur, un Poète plus encore, et ce, au sens le plus noble qu’il soit, n’ayant point cédé à une quelconque facilité.

Le résultat n’en est que plus appréciable et témoigne élégamment de la justesse, de l’authenticité et de l’audace d’une telle démarche, accomplie sans compromis apparent, ce qui est à saluer. D’audace, MoonCCat n’a en effet point manqué, choisissant d’accorder sur ce recueil de titres en clair-obscur le primat à la force intrinsèque des mots, de la Poésie, fondement véritable de ce projet.

On appréciera également l’honnêteté avec laquelle l’artiste rend hommage à ses paires poètes maudits et à une époque bel et bien révolue mais dans laquelle, par la force et la portée évocatrice de ses textes, il parvient à nous plonger.

Aujourd’hui encore, un opus comme celui-ci sera surprendre, séduire, interroger. Si « tout le monde » ne saura pousser la porte de la forteresse édifiée par Luc Santiago, les amateurs de musique à la fois  poétique et gothique, de Romantisme, de la Chanson ou les simples curieux, désireux de se plonger dans l’univers d’un artiste complet et singulier grâce à une œuvre sortant des sentiers battus, pourraient eux tout à fait être intéressés, voire comblés par ses Miroirs…

Depuis juin 2015 et la parution de ce premier volume des Miroirs des Nuits Tragiques MoonCCat a persévéré, continuant de creuser son sillon poétique. L’homme a en effet récemment fait paraître la bande originale, composée par ses soins, du film La Chute de la Maison Usher , adaptation de la nouvelle d’Edgar Allan Poe  originellement paru en 1928 et réalisé James Sibley Watson et Melville Webber[25]. Il a de plus offert un nouveau clip à son titre La Reine Noire, dont le montage est basé sur ce même film[26]. Mentionnons également la récente parution  d’un album intitulé Poésies Mélancoliques (vol.1). Sur ce disque, disponible numériquement, Moonccat nous invite à découvrir ses lectures personnelles de huit poèmes, dont certains de Paul Verlaine, Arthur Rimbaud ou Albert Samain[27].

MoonCCat est un artiste indépendant et audacieux, son univers et sa démarche mêle singularité et originalité. A ce titre, et comme de très nombreux autres artistes, auteurs ou musiciens indépendants, ce qu’il nous propose mérite amplement d’être découvert, encouragé, écouté et soutenu ! Soutenons ces artistes indépendants, cela en vaut la peine !

Liste des titres :

  1. Vous Volez Mes Roses
  2. The Phantom Wooer
  3. Les Orages
  4. Black Lake
  5. Hypnos
  6. Dreams To Sell
  7. Les chats Puissants Et Doux
  8. Le Temps
  9. El Desdichado
  10. Le Magasin Des Suicides
  11. Melmoth Et Isadora
  12. La Vierge Folle

MoonCCat, Miroirs Des Nuits Tragiques (Vol.1 ), Juin 2015.

Xavier Fluet@GazetteDeParis

 

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MoonCCat. Tous droits réservés.

 

 

[1] MoonCCat, La Reine Noire, autoproduit, 2013.

[2] Communiqué de presse accompagnant La Reine Noire.

[3] Ibid.

[4] Site internet de MonnCCat, section « Influences ». Lien : http://www.moonccat.com/influences.html

[5] Sur le travail photographique de Luc Santiago, voire le site internet de MonnCCat, section « Photos». Lien : http://www.moonccat.com/photos.html  et l’adresse suivante :   http://www.moonccat-photo.com/

[6]Xavier Fluet, « Moonccat – La Reine Noire – EP », La Gazette De Paris, 05/06/2013. Lien : http://gazetteparis.fr/2013/06/05/critique-musicale-moonccat-la-reine-noire-ep-2013/

C’est en 2005, à Paris, que la SARL Vert d’Absinthe a ouvert ses portes. Lien : http://www.vertdabsinthe.com/

[7] Site internet de MonnCCat, section « Musique». Lien : http://www.moonccat.com/musique.html

[8]Ave Atque Vale, Seventh Crow Records, Decembre 2013. Lien : http://seventhcrowrecords.bandcamp.com/album/ave-atque-vale#

9 Little Girl, Little Girl, LG Records 2015.

[10] Site internet de MonnCCat, section « News». 08/05/2015.  Lien : http://www.moonccat.com/news

[11] Ibid. News du 26/04/2015.

[12] Miroirs Des Nuits Tragiques (livret), Page 3.

[13] Ibid. Page 4.

[14] Id. Page 5

[15] Id. Page 6

[16] Id. Page 7.

[17] Id. Page 8.

[18] Id. Page 9.

[19] Id. Page 10.

[20] Id. Page 11.

[21] Id.

[22] Id. Page 12.

[23] Id. Page 13.

[24] Id. Page 14.

[25] Site internet de MonnCCat, section « News». 03/02/2016.  Lien : http://www.moonccat.com/news

[26] Ibid. News du 05/02/2016.

[27] Id. News du 13/02/2016.

 

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