Deux pétroliers “attaqués” dans le golfe d’Oman, le cours du pétrole flambe de 4%

Deux pétroliers ont été vraisemblablement attaqués ce jeudi en mer d’Oman près du détroit d’Ormuz, un mois après un incident similaire, ont fait savoir leurs compagnies, ce qui a provoqué une flambée de 4% des cours du pétrole. Le Front Altair et le Kokuka Courageous, qui sont respectivement sous pavillon des îles Marshall et du Panama, ont été évacués et leurs équipages sont en sécurité, dit-on de sources maritimes.

44 marins sauvés, selon l’Iran

L’agence de presse iranienne Irna indique quant à elle que 44 membres d’équipage de deux pétroliers endommagés ont été repêchés en mer d’Oman par des secouristes iraniens et débarqués dans des ports de la République islamique.

Les cuves du Front Altair contiennent de la naphte et celles du Kokuka Courageous, du méthane. Selon l’armateur du premier, le taiwanais CPC, il “semble avoir été touché par une torpille”. La firme singapourienne BSM Ship Management annonce quant à elle que le Kokuka Courageous a été la cible d’une “attaque présumée”, mais n’a pas été endommagé.

La Ve flotte américaine basée à Bahreïn a annoncé de son côté avoir reçu deux appels de détresse.

« Nous sommes au courant de l’attaque de pétroliers en mer d’Oman. Les forces navales américaines de la région ont reçu deux appels de détresse distincts, l’un à 06h12 heure locale et l’autre à 07h00 », a déclaré son porte-parole Joshua Frey.

Le centre britannique des Opérations commerciales maritimes, qui dépend de la Royal Navy, a lui aussi fait état d’un incident de navigation en mer d’Oman.

Un nombre croissant d’incidents dans la région

Un cinquième de la demande mondiale de pétrole transite par le détroit d’Ormuz, où quatre navires de commerce avaient déjà été les cibles “d’actes de sabotage”, le 13 mai. John Bolton, conseiller à la sécurité de la Maison blanche, a jugé le 29 mai que ces incidents étaient “très certainement dus” à des mines iraniennes.

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