Dieselgate : des perquisitions au siège allemand d’Opel

Après Volkswagen et Daimler, la justice allemande se penche désormais sur le cas de l’un de ses homologues : Opel. En effet, c’est dans le cadre du scandale sur la manipulation des moteurs diesel que des enquêteurs mandatés par le parquet de Franckfort (Allemagne) ont procédé, ce lundi 15 octobre, à une perquisition au siège du constructeur allemand à Rüsselsheim, près de Francfort, ainsi qu’au sein d’une de ses émanations, à Kaiserslautern.

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Selon le quotidien “Bild”, les autorités soupçonnent le constructeur d’avoir manipulé, à l’aide d’un logiciel truqueur, les moteurs diesel de 95.000 véhicules, des modèles Insignia, Zafira et Cascada construits en 2012, 2014 et 2017. A cette époque, Opel appartenait à l’américain General Motors.

Porsche et Audi également dans l’oeil du cyclone

« Nous enquêtons en raison d’un soupçon de fraude relatif à la mise en circulation de véhicules diesel équipés d’un logiciel qui manipule les émissions », a déclaré la procureure de la République Nadja Niesen, citée par Bild. Opel a réagit, ce lundi. La marque à l’éclair a tenté de calmer le jeu en affirmant qu’elle “coopère pleinement avec les autorités” tout en ajoutant que ses voitures “respectent les normes en vigueur”

Le scandale des moteurs diesel truqués a éclaté en septembre 2015, après que l’agence américaine de l’environnement (EPA) eut accusé Volkswagen d’avoir équipé 11 millions de ses voitures diesel, dont environ 600.000 aux Etats-Unis, d’un logiciel capable de fausser le résultat des tests antipollution et dissimulant des émissions dépassant parfois jusqu’à 40 fois les normes autorisées. Depuis, plusieurs parquets allemands ont ouvert des enquêtes pour fraude, manipulation de cours de Bourse ou publicité mensongère contre des cadres de Volkswagen et ses marques Audi et Porsche, mais aussi de Daimler et de l’équipementier Bosch.

Onze million de véhicules concernés

Le ministère allemand des Transports avait annoncé en juillet que la filiale de PSA était visée par une audition  portant sur trois modèles de la norme diesel Euro 6. Le “dieselgate”, qui n’en finit pas de secouer les constructeurs allemands, a éclaté outre-Rhin en 2015 lorsque l’agence américaine de l’environnement (EPA) a accusé Volkswagen d’avoir manipulé ses moteurs diesel. L’empire aux douze marques a ensuite reconnu avoir équipé onze millions de véhicules diesel dans le monde d’un logiciel truqueur.

Depuis, plusieurs parquets allemands ont ouvert des enquêtes pour fraude, manipulation de cours de Bourse ou publicité mensongère contre des cadres de Volkswagen et ses marques Audi et Porsche, mais aussi de Daimler et de l’équipementier Bosch.


SC Paris

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