Église et pédophilie: Richard Ferrand temporise

Le président de l’Assemblée nationale refuse de créer lui-même une commission d’enquête sur les abus sexuels dans l’Église.

La mise en place d’une commission d’enquête parlementaire sur les abus sexuels dans l’Église en France, c’est encore loin d’être fait. Richard Ferrand a clairement dit mercredi qu’il ne créerait pas lui-même une telle commission, comme l’a réclamé un groupe de personnalités réunissant des religieux, des ex-ministres, des avocats et des victimes. 

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“Ben voyons!”, a lancé Richard Ferrand devant l’Association des journalistes parlementaires (AJP). “Que ceux qui lancent ces idées s’en saisissent jusqu’au bout”, a-t-il ajouté, estimant que cette commission fait partie des sujets qui “donnent lieu à un certain jésuitisme”.  

Mardi, la cheffe de file des députés PS, Valérie Rabault, signataire de cet appel qui vise à “faire la lumière sur le passé pour éviter qu’il ne se reproduise”, avait fait savoir qu’elle comptait demander à Richard Ferrand de créer cette commission par ses pouvoirs propres.  

La plupart des groupes politiques à l’Assemblée – hormis LR – ne sont pas hostiles au principe d’une telle commission, mais aucun jusqu’alors n’est prêt à utiliser son “droit de tirage”, une possibilité offerte une fois par session ordinaire pour chaque groupe.  

Il est “utile d’essayer de rassembler le plus largement possible” sur de tels sujets sensibles, selon le groupe socialiste. 

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