Elections européennes:Focus sur les politiques environnementales des candidats aux européennes

Dimanche 26 mai 2019 ont lieu les élections européennes en France. Vous ne savez toujours pas pour qui voter ? Focus sur les politiques environnementales des candidats aux européennes.


Renaissance (LREM) : « Faire de l’Europe une puissance verte »

Renaissance (LREM) : « Faire de l’Europe une puissance verte » , N. Loiseau

L’idée conductrice du programme écologique de Renaissance, la liste de La République En Marche aux élections européennes, est de faire de l’Europe une puissance verte. Pour cela, le projet est d’investir massivement : ils considèrent qu’au moins 1000 milliards d’euros devront l’être d’ici 2024 afin d’accompagner la transition énergétique.

Par conséquent, Renaissance entend créer une Banque du Climat pour aider à orienter l’épargne des Européens vers une “croissance verte”. Ils souhaitent aussi compléter le PSC, le Pacte de Stabilité et de Croissance, pour coordonner les politiques budgétaires des différents pays. Ce PSC viendrait être renforcé par un Pacte de Soutenabilité.

Enfin, en ce qui concerne le budget européen, il doit être rendu compatible avec l’Accord de Paris sur le climat, signé en 2015. Le programme de Renaissance prévoit aussi de consacrer 40% des dépenses de l’Europe à la transition écologique.

Il ne s’arrête toutefois pas là, puisqu’il contient quatre autres volets. L’idée est avant tout de réduire les émissions de carbone de l’Europe, notamment en taxant le carbone des importations vers l’UE. Renaissance prévoit de fermer les centrales utilisant les énergies fossiles et une sortie des hydrocarbures avant 2050.

A cela, le programme ajoute un véritable développement des transports propres, ce qui passe aussi par une taxe du transport aérien. Les voitures essence et diesel ne seront plus en vente d’ici 2040. Il faut donc développer les batteries, le biogaz, les bornes de recharge, etc.

Concernant la politique agricole, le programme insiste sur les revenus des agriculteurs, mis en danger par les crises. Il est donc question de revoir les aides qui peuvent leur être apportées. De manière plus globale, Renaissance entend se tourner vers des modèles plus propres, qui respectent la biodiversité, interdisent les plastiques et micro-plastiques, mettent fin à l’obsolescence programmée, augmentent le bio et le verdissement, limitent les OGM et pesticides.

Son dernier volet concerne la santé, avec une diminution des pesticides et du glyphosate cancérigène, dans le contexte de l’affaire Monsanto. Et pour lutter contre les fraudes alimentaires, le programme de Renaissance veut aussi créer une force de protection sanitaire, pour laquelle des inspecteurs enquêteront en Europe, avec des résultats ensuite rendus publics.

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Source originelle de l’article:  https://www.fournisseur-energie.com/. 

 

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