En quoi consistent les neurosciences, l’approche défendue par Blanquer pour améliorer l’école ?

Un Conseil scientifique pluridisciplinaire, composé de 21 membres, dont la spécialité va du bilinguisme à l’économie en passant par les mathématiques, la sociologie… et, donc, les neurosciences, incarnées par le président du Conseil, Stanislas Dehaene. Une sommité en la matière, professeur au Collège de France, et défenseur d’une approche de l’éducation par le biais des sciences cognitives. Tout en se gardant bien de prétendre que cette discipline détient “toutes les réponses pour modifier un système scolaire […] en difficulté”, Stanislas Dehaene entend les mettre au service du progrès scolaire.

L’apport de cette “neuro-éducation” consiste à mettre l’imagerie médicale, les tests neuropsychologiques et cognitifs, au service de la pédagogie, en se servant de ces observations pour mieux comprendre le fonctionnement du cerveau d’un enfant au moment de l’apprentissage. Une approche qui permet, énonce encore Stanislas Dehaene, “de déterminer l’organisation des algorithmes du cerveau”, et qui s’applique selon quatre piliers, résumait Le Monde en 2016 : l’attention, l’engagement actif de l’apprenant, le retour d’information et l’automatisation. Dès que les forces et faiblesses d’un élève dans l’un de ces domaines sont observées, la neuro-éducation ambitionne d’entraîner le cerveau à les éviter, en pointant du doigt les automatismes. 

Mais attention, préviennent les pionniers de cette discipline reconnue depuis 2007 pour son apport à la pédagogie par l’OCDE : sans implication des enseignants, point de progrès. “La notion d’échanges avec les enseignants, dans les deux sens, est cruciale pour progresser”, prévenait la neuropsychologue Bérengère Guillery-Girard, toujours auprès du Monde.

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