Faire intervenir l’armée à Hong Kong ? derrière les menaces, la Chine n’a que peu de marge de manœuvre

Pékin a d’ores et déjà rappelé que sa garnison de plusieurs milliers d’hommes basée au cœur de Hong Kong pouvait être amenée à “maintenir l’ordre” si l’exécutif local en faisait la demande. La violence croissante des dernières manifestations pourrait fournir un argument à l’Armée populaire de libération pour intervenir à la place de la police hongkongaise. Et le terme “quasi terroriste” employé par la Chine après le passage à tabac de deux de ses citoyens n’est pas choisi au hasard.”Le Parti communiste est très attentif aux choix des mots qu’il utilise”,  observe le chercheur Ben Bland, de l’institut australien Lowy. En l’occurrence,  il s’agit de faire comprendre que “davantage de violence et de répression”  n’est pas à exclure pour rétablir l’ordre et “effrayer les manifestants”. Pour autant, cette intervention, de dernier recours, risquerait d’entraîner une catastrophe financière dans la métropole du sud de la Chine ainsi qu’une large condamnation internationale. 

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