Fakes news : cette experte nous explique les 3 niveaux de fausse nouvelles et les limites d’une loi Macron

POLITIQUE – “En cas de propagation d’une fausse nouvelle, il sera possible de saisir le juge à travers une nouvelle action en référé”. L’annonce a été faite par Emmanuel Macron, mercredi 3 janvier, lors de ses vœux à la presse. Dans son discours, une large place a été consacrée aux “fake news” et à leurs dangers pour la démocratie.

Mais de quel type de fake news parle-t-il? Tandis que la France va devoir, dans les mois qui viennent, étudier la question pour élaborer un nouveau dispositif juridique, la Commission Européenne, elle, travaille déjà sur la question.

Fin 2017, un groupe d’experts de haut niveau a été créé par la Commission Européenne pour définir, trier, penser et délibérer sur les “fake news”. Tandis que leur première réunion d’une longue série aura lieu à la mi-janvier, l’une des ces expertes, la sociologue des médiasDivina Meigs, nous parle des trois niveaux de fake news, à travers trois exemples.

Comme vous pouvez le voir dans notre vidéo ci-dessus, on distingue la “fake news de propagande” de la “fake news de complot” et de la “fake news commerciale (ou de scandale)”.

Si ces trois types endommagent et polluent l’accès à l’information, ce ne sont que les fausses nouvelles de propagande et de complot qui ont été visées par Emmanuel Macron, début janvier, dans son discours à la presse. Notre experte se demande quels écueils son projet de loi devra éviter: “C’est une loi qui va devoir prendre son temps, pour bien définir chaque terme, au risque de produire une juridiction liberticide et de censure. Il faut que ce soit une loi qui agisse comme un ralentisseur.”

Face aux lois déjà existantes en France, contre la diffamation et contre la divulgation de fausses informations, Divina Meigs s’interroge également sur la pertinence d’une nouvelle forme de saisie du juge. Elle préférerait voir émerger des débats, la création d’une instance de gouvernance. L’audiovisuel a le CSA, les libertés numériques ont la CNIL… l’information numérique pourrait avoir, elle aussi, son Conseil des Sages qui traiterait lui-même la gestion des faits alternatifs et leur déconstruction.

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