Frappes sur la Syrie: Edouard Philippe promet que la France n’est “pas entrée en guerre” contre Bachar al-Assad

POLITIQUE – Conformément à la règle constitutionnelle, le gouvernement a convoqué ce lundi un débat au Parlement pour évoquer les frappes occidentales décidées par la France et ses alliés américains et britanniques visant des sites stratégiques de la Syrie de Bachar al-Assad.

Alors que Les Républicains, la France insoumise et le FN contestent la légitimité et l’opportunité de ces attaques ciblées, le premier ministre Edouard Philippe a pris la parole devant l’Assemblée nationale pour défendre l’opération, présentée comme un “succès” militaire et potentiellement diplomatique.

Pour autant, a-t-il prévenu, “notre ennemi n’est pas la Syrie”. “Nous ne sommes pas entrés en guerre contre la Syrie ni contre le régime de Bachar al-Assad. Notre ennemi c’est Daesh”, a plaidé le chef du gouvernement tout en martelant la “ligne rouge” arrêtée par la France sur l’emploi des armes chimiques.

“Scènes apocalyptiques”

“Notre action politique serait parfaitement vaine […] si une arme de terreur bannie par la communauté internationale depuis plus d’un siècle […] contredisait toutes les règles que se donnent les humains”, a-t-il assuré. “Il ne s’agit plus uniquement d’une guerre sale, d’une guerre déloyale, mais de scènes apocalyptiques que le régime syrien a réactivées. Avec les armes chimiques, c’est la raison et la civilisation qui vacillent durablement”, a-t-il conclu en estimant que toute solution politique serait impossible “tant que l’utilisation de l’arme chimique restera impunie”.

“Notre riposte était amplement justifiée dans ses causes, a plaidé Edouard Philippe. Dans ses modalités elle a été strictement proportionnée […] Elle a été ciblée pour éviter les dommages aux civiles et conçue pour éviter toute escalade”, a-t-il insisté, alors que certaines voix dans l’Assemblée s’inquiètent des risques d’une confrontation avec la Russie de Vladimir Poutine, alliée du régime de Bachar al-Assad.

“L’action a un coût humain, un coût politique. Le risque et le coût de l’inaction étaient plus grand encore. plus grand pour notre avenir, plus grand aussi pour notre conscience et pour la trace que nous laisserons dans notre histoire”, a encore estimé le premier ministre.

[Plus d’informations à suivre]

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