Gilets jaunes : la Russie dément avoir tenté d’amplifier le mouvement

La Russie dément avoir tenté d’amplifier le mouvement des Gilets jaunes. Alors que les services de renseignement français tentent de faire la lumière sur une possible ingérence étrangère dans l’activité des réseaux sociaux, comme nous vous le révélions samedi, le Kremlin dément formellement toute implication dans les affaires françaises.

« Nous n’avons pas interféré et n’allons pas interférer dans les affaires internes d’aucun pays, y compris la France », a déclaré aux journalistes le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, qualifiant les événements d’« affaire exclusivement interne à la France ». « Nous respectons la souveraineté de la France et nous sommes reconnaissants lorsque la France nous répond sur ce plan avec réciprocité. Toute allégation sur une possible participation de la Russie n’est rien d’autre que de la diffamation », a-t-il ajouté.

Des faux comptes créés pour manipuler ?

Il répondait à une question sur les vérifications lancées par la France après la multiplication de faux comptes destinés à amplifier, sur les réseaux sociaux, la contestation des « gilets jaunes ». Depuis samedi, le Secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN) tente en effet de s’assurer qu’une puissance étrangère n’a pas cherché à manipuler les internautes sur les réseaux sociaux. Les investigations portent sur les conditions dans lesquelles certains comptes ont été créés ainsi que sur l’activité suspecte de sites démultipliant l’information et le commentaire de manière automatisée, comme l’indiquait le Parisien samedi soir.

Ce même jour, le quotidien britannique The Times affirmait que des centaines de ces faux comptes seraient alimentés par la Russie. Selon le journal, qui cite des analyses de la société de cybersécurité New Knowledge, environ 200 comptes Twitter diffusent des photos et des vidéos de supposés « Gilets jaunes » grièvement blessés par la police alors que ces images n’ont rien à voir avec les manifestations qui se déroulent en France depuis plusieurs semaines.

Les services français estiment toutefois qu’il est trop tôt pour se prononcer sur les allégations du Times.

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