« Gilets jaunes » : le point sur la mobilisation

A trois jours du « grand débat national », les « gilets jaunes » ont décidé de se mobiliser à nouveau, à l’occasion de l’acte IX de leur mouvement. Des rassemblements et cortèges sont organisés un peu partout dans le pays, peu de villes sont épargnées.

L’exécutif a donc prévu un dispositif de sécurité massif, qui retrouve son niveau de la mi-décembre : 80.000 policiers et gendarmes mobilisés dans l’Hexagone, dont 5.000 à Paris. Dans la capitale, les forces de l’ordre ont aussi à leur disposition des véhicules blindés à roues. Le point sur la mobilisation.

Où se passent les manifestations ?

Bordeaux, Marseille, Toulouse, Lyon, Strasbourg, Lille, Nantes, Metz, Nancy Rennes, Nîmes, Bar-le-Duc, Bourges, Besançon ou encore Saint-Brieuc… Sans oublier Paris. Des dizaines de villes sont concernées par les manifestations.

Les appels à manifester dans le centre de la France sont l’une des nouveautés de l’acte 9 des « gilets jaunes ». Auparavant mobilisés sur les ronds-points, les manifestants ont ensuite décidé de paralyser Paris. Ce n’est que depuis les trois derniers « actes » que les « gilets jaunes » ont décidé de se focaliser sur les villes.

Combien de manifestants ?

D’après les chiffres du ministère de l’Intérieur, il y aurait 32.000 manifestants dans toute la France dont 8.000 rien qu’à Paris. La semaine dernière à la même heure, ils étaient 26.000 dans toute la France et 2.000 seulement à Paris.

A Bourges, la mobilisation est plutôt importante, avec 5.000 personnes comptabilisées par la Préfecture. Ce décompte, le seul disponible pour ce mouvement des « gilets jaunes », est chaque semaine contesté par les manifestants.

Des débordements ?

Avant même le début des mobilisations, le préfet de police de Paris, Michel Delpuech, a dit craindre « plus de radicalité ». « Nous observons semaine après semaine une dérive vers des comportements de plus en plus violents », a-t-il déclaré.

Comme à chaque mobilisation, les tensions se sont aggravées en début d’après-midi après une matinée plutôt calme. A Paris, le cortège est parti de Bercy en direction de l’Arc de Triomphe. Ce n’est qu’arrivés à la place de l’Etoile que les manifestants ont commencé à s’échauffer. Un journaliste de l’AFP a notamment constaté plusieurs salves de grenades lacrymogènes.

A Nîmes, sur la place des Arènes, occupée par près d’un millier de personnes, des incidents ont aussi éclaté en début d’après-midi. Des manifestants se sont notamment équipés de larges plaques de tôle afin d’avancer en direction des forces de l’ordre, dans une rue adjacente aux Arènes.

A Bourges, des heurts entre manifestants et forces de l’ordre ont eu lieu dans le centre-ville historique de Bourges. Idem à Strasbourg.

Les forces de l’ordre ont procédé a une centaine d’interpellations sur tout le territoire et 82 personnes ont été placées en garde-à-vue, selon le ministère de l’Intérieur. À Paris, 59 personnes ont été interpellées et 18 personnes à Bourges.

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