La grossophobie creuse le sillon de l’anorexie

Il y a quelques jours, ma fille de 4 ans a soulevé son T-shirt, m’a montré son ventre et m’a dit: «Maman, pourquoi mon ventre est tout gros?» Mon cœur s’est arrêté une seconde et j’ai pensé «Non, c’est pas possible, pas déjà!» Un instant plus tard, j’ai compris qu’elle posait probablement —du moins, je l’espère– une question innocente et voulait savoir pourquoi la taille de son estomac changeait au cours de la journée. Mais, malgré tout, j’étais horrifiée. Depuis peu, ma fille me demande de plus en plus souvent si elle est jolie et si elle ressemble à une princesse. Visiblement, elle a bien compris le message martelé par notre société, selon lequel l’apparence et la taille du corps ont de l’importance, même à 4 ans.

Elle n’est pas la seule. Des études ont montré que les enfants de maternelle et de primaire n’ont jamais été moins satisfaits de leurs corps, que les petites filles, dès 3 ans, considèrent l’embonpoint comme «mauvais» et la minceur comme «bonne», et que plus d’un tiers des fillettes de 5 ans limitent leur alimentation afin de rester sveltes.

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Un tiers des lycéennes concernées par les troubles alimentaires

Si la pression subie pour rester mince ne semble pas être un gros problème en soi, il faut garder à l’esprit que les enfants qui n’aiment pas leur corps sont plus susceptibles que les autres de faire une dépression et de développer des troubles du comportement alimentaire (TCA) ou d’autres habitudes dangereuses. La nécessité de s’attaquer à l’obésité infantile revient constamment, à juste titre, sur le devant de la scène. Mais il est important de se rappeler qu’aujourd’hui, il y a plus d’enfants qui souffrent de troubles de l’alimentation que de diabète de type 2. Près d’une lycéenne sur trois et près d’un lycéen sur six présentent des TCA suffisamment graves pour nécessiter une assistance médicale. Selon une étude, une jeune fille sur huit s’est déjà fait vomir au moins une fois au cours des trois derniers mois.

Face à ce constat, je me demande souvent comment il faut que je parle à mes enfants du poids et de la stigmatisation, autant pour réduire le risque qu’ils grandissent en se sentant mal dans leur peau que pour m’assurer qu’ils traiteront les autres avec respect, quelle que soit leur corpulence. Je ne trouve pas de réponse évidente à cette question. Il y a quelques semaines, j’ai entendu mon fils de 7 ans décrire quelqu’un en le qualifiant de «gros» et, même si ça a déclenché une alarme dans mon esprit de maman, je n’ai absolument pas su quoi faire. Devais-je le gronder pour avoir utilisé ce mot? ignorer son commentaire? ou profiter de l’occasion pour entamer une discussion sur la stigmatisation par rapport au poids?

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Un usage du mot «poids» lourd de conséquences

Pour savoir comment réagir en pareille situation et, plus généralement, apprendre comment parler aux enfants du poids et de l’image corporelle, j’ai contacté des psychologues, des pédiatres, des spécialistes des TCA, des chercheurs et checheuses, des auteurs et des autrices. J’ai découvert plusieurs choses assez surprenantes.

Premièrement, et c’est le plus important, ne faites jamais de remarques sur le poids de vos enfants, même si vous pensez que c’est constructif. «Ça n’est jamais utile», affirme la pédiatre Clay Jones, installée dans le Massachusetts. Tout d’abord, mettre l’accent sur le poids d’un enfant renforce l’idée que la minceur est un idéal important, message qu’ils entendent déjà à la télévision, dans les livres et dans les films, ainsi que de la part des enseignantes, des professeurs et de leurs proches. La pression subie pour être mince peut rendre mal à l’aise les enfants –même les plus maigres–, peut diminuer leur amour-propre et augmenter les risques de dépression. Dans une méta-analyse réalisée en 2016, des chercheurs et chercheuses ont analysé les résultats de quarante-deux études. Conclusion: encourager les enfants et les adolescentes à perdre du poids –ou critiquer leur poids, tout simplement– les amènerait à avoir une mauvaise image d’eux-mêmes et entraînerait des troubles de l’alimentation.

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Dissocier la question du poids de celle de la santé

Il est, bien entendu, compréhensible de vouloir que nos enfants soient en bonne santé. Mais le poids n’a rien à faire dans une discussion sur la santé et la condition physique. Dans l’absolu, nous explique Jennifer Harriger, psychologue du développement qui étudie les questions de l’image corporelle et de la stigmatisation liée au poids à l’université de Pepperdine, il est même préférable de ne jamais viser spécifiquement l’enfant. Si la santé de votre enfant vous préoccupe, fixez de nouveaux objectifs pour toute la famille en favorisant un comportement sain. «Vous pouvez essayer de dire des choses comme: “Je pense que ce serait vraiment une bonne idée si nous allions faire des randonnées en famille plus souvent”, ou “et si nous allions faire une promenade tous ensemble, ce week-end?”», précise Jennifer Harriger. Côté alimentation, commencer par un objectif à portée d’assiette consiste à manger en famille des aliments plus diversifiés ou plus colorés. Cette attitude saine présente l’avantage d’être encouragée collectivement –en s’amusant–, au lieu d’être assenée comme un reproche personnel. Il est également préférable de ne pas étiqueter les aliments en termes de «bons» ou «mauvais»: moraliser la nourriture renforce l’idée que la valeur ou le caractère des gens se reflète dans leur assiette.

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Le look, l’assiette et le miroir

Cessons d’insister sur l’apparence de nos enfants –en particulier de nos filles, qui entendent beaucoup plus de remarques sur leur allure que les garçons. Dire aux filles qu’elles portent une belle robe ou qu’elles sont bien coiffées signifie implicitement que leur physique compte parmi leurs atouts les plus évidents et les plus précieux. Si d’autres personnes font des remarques sur l’image de votre fille, essayez de reformuler le message dans votre réponse. «Profitez de l’occasion pour donner une petite leçon, de manière douce et réfléchie: “Et si on parlait de quelque chose de plus intéressant que notre look? Nous sommes partis en vacances, dernièrement, tu le savais?”» lance Lexie Kite, directrice de Beauty Redefined, une organisation à but non lucratif dédiée à la promotion d’une image corporelle positive. Résistez aussi à l’envie de faire des commentaires sur le corps des autres, même quand ils ressemblent à s’y méprendre à des compliments. «Dis donc, tu n’aurais pas perdu du poids, toi? Tu as l’air en forme!»

Il ne faut pas non plus s’interdire toute mention de l’image corporelle à vos enfants. «N’agissez pas comme si le corps de votre fille n’existait pas ou n’avait pas d’importance. Apprenez-lui qu’il a, au contraire, beaucoup d’importance, mais pas pour les raisons qu’on lui a inculquées, déclare Lexie Kite. Apprenez-lui à comprendre et à être en phase avec l’intérieur de son corps, ses sensations et son utilité, et pas seulement avec son aspect extérieur.» Expliquez-lui à quel point il est fantastique que son corps puisse faire la roue, que ses doigts puissent jouer du piano et que ses jambes soient si bien conçues qu’elles peuvent shooter dans un ballon de foot. Que les enfants veuillent être beaux, rien de plus logique et de communément répandu. Reste qu’il importe de transmettre d’autres valeurs à la faveur de la discussion. Si votre fille est dans une phase «princesse obsédée par les bijoux fantaisistes» comme ma fille de 4 ans, recadrez la parole sur les compétences ou le travail liés à sa fonction, afin d’insister sur l’idée que sa valeur, en tant que membre de la royauté, n’est pas définie par son seul aspect.

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Les parents, premiers «role model»

Les parents sont en première ligne pour donner l’exemple. Quels que soient vos sentiments envers votre apparence, «il ne faut pas dénigrer son propre corps devant ses enfants», affirme Virginia Sole-Smith, journaliste, mère et autrice de The Eating Instinct: Food Culture, Body Image, and Guilt in America (et qui plus est une très bonne amie). Une jeune fille qui entend ses parents se plaindre que leurs cuisses sont trop flasques finira par en conclure que la taille et la forme de ses cuisses doivent aussi avoir de l’importance. Si l’on parle de sa propre anatomie devant ses enfants, explique Sole-Smith, il vaut mieux que ce soit pour s’émerveiller de ce qu’elle permet de faire ou ressentir. Il est impératif, en outre, de commniquer avec les enfants à propos de la stigmatisation liée au poids et à l’image corporelle. Tout comme la recherche suggère aujourd’hui que les enfants blancs non sensibilisés au racisme le resteront, les jeunes qui n’ont pas appris à se détacher des stéréotypes liés au poids ne parviendront pas à changer de point de vue, affirme Virginia Sole-Smith. «Les parents doivent absolument discuter de ce sujet avec leurs enfants, et nous devons absolument en parler même avec des enfants minces, même avec des enfants qui ne risquent pas de souffrir d’humiliation par rapport à leur poids», assure-t-elle. Dans une étude publiée ce mois-ci, des chercheurs et chercheuses de l’université d’Harvard ont conclu que si les Américains ont moins de préjugés quant aux couleurs de peau et aux orientations sexuelles depuis une dizaine d’années, ils sont devenus beaucoup plus critiques dès lors qu’il s’agit du poids. Si vous ne faites pas passer le message à vos enfants, explique Sole-Smith, «ils risquent de recevoir le mauvais message de quelqu’un d’autre».

Si vos enfants sont assez matures, rien n’empêche de leur expliquer à quel point notre culture surestime la minceur et quelles conséquences implique cette valorisation: les personnes plus rondes sont parfois traitées méchamment ou injustement.

Qu’il existe des morphologies de tous acabits, et que cette diversité soit une bonne chose, est un point sur lequel il faut insister, souligne l’autrice. Par ailleurs, si vos enfants sont assez matures, rien n’empêche de leur expliquer à quel point notre culture surestime la minceur et quelles conséquences implique cette valorisation: les personnes plus rondes sont parfois traitées méchamment ou injustement. Lexie Kite abonde dans ce sens: «Faites-leur savoir qu’aujourd’hui un grand nombre de personnes et d’entreprises essaient de convaincre les petites filles et les femmes qu’elles devraient maigrir et prendre moins de place, mais que c’est un mensonge et de la méchanceté. Cette fiction vise à amener les jeunes filles à dépenser de l’argent et à perdre leur temps en se souciant de leur apparence, au lieu de vivre, agir, aider et se faire une place dans le monde en faisant de bonnes choses. Et cela fonctionne bien trop souvent

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Vos enfants ont d’autres atouts à valoriser

Que faire si vos enfants vous disent qu’ils se trouvent gros? Résistez à l’envie de les rassurer en leur disant le contraire, soutient Lexie Kite. «Si nous donnons aux remarques sur le poids le pouvoir de nous construire, nous renforçons en même temps leur pouvoir de nous détruire», affirme-t-elle. Montrez-leur l’avantage qu’un peu de gras peut leur apporter, comme le fait que cela tient chaud, par exemple. Rassurez vos enfants: ce n’est pas leur apparence qui les définit, encore moins elle qui détermine votre amour pour eux. Aux préadolescentes et aux adolescents, anticipez en leur expliquant que leur corps va connaître des périodes de croissance rapide et que leur forme et leur taille actuelles pourraient bientôt changer. (Si vous craignez que votre enfant ou votre adolescente puisse développer un trouble de l’alimentation, il existe certains signes évocateurs à surveiller avant d’aller consulter un pédiatre et un psychologue ou de consulter le site internet de la Fédération Française Anorexie Boulimie (FFAB), qui propose une écoute téléphonique et un annuaire des centres de soins.)

Si votre enfant est victime d’humiliation à cause de son poids à cause de ses camarades d’école, il importe d’agir. Soyez compatissant et compréhensif, conseille Virginia Sole-Smith. Faites-lui comprendre que vous considérez l’impact qu’exercent de tels mots sur leur souffrance. «Vous ne pouvez pas vous lancer immédiatement dans le discoursOn se fiche de ce à quoi tu ressembles, tu es plus qu’un simple corps”, car cela sonne faux à l’oreille d’un enfant qui vient tout juste de se faire humilier», explique-t-elle. Après avoir compati, vient le temps pour approfondir la conversation et tenter de discerner les causes de ce genre de comportement: la place croissante du paraître dans notre culture, l’injustice de cette situation –en soulignant que nos différences seules font de nous des êtres uniques. Si ces remarques ont eu lieu à l’école, contactez le ou la professeure principale, le directeur ou la proviseure de l’établissement: insistez pour qu’ils prennent le problème à bras le corps comme ce serait le cas pour toute autre forme de harcèlement. «Nos enfants doivent comprendre que nous n’acceptons pas ce genre de comportement», déclare Virginia Sole-Smith.

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Et si votre enfant relaie la grossophobie ambiante?

Que faire si vous entendez votre enfant dire d’une tierce personne qu’elle est «grosse»? Restez calme. Même si, d’instinct, vous pensez qu’il faut le réprimander en leur faisant la morale Ce n’est pas gentil!» ou «Ne dis pas ça!»), mieux éviter ce genre de réactions: elles ne font que renforcer l’idée qu’être rond est mal, commente Lexie Kite. Le mot ne semble sûrement pas méchant pour l’enfant, qui ne l’a pas prononcé avec de mauvaises intentions mais juste pour décrire ce qu’il voit –un certain nombre d’activistes considèrent que le mot gros est un terme acceptable pour décrire les gens plus corpulents. Virginia Sole-Smith conseille de pousser votre enfant dans sa logique pour savoir ce qui l’a poussé à décrire une personne de cette manière. Ses réponses sont une bonne occasion pour entamer la conversation. Il suffit parfois de dire quelque chose comme «oui, cette personne est plus ronde, et d’autres sont plus minces. Les gens ont tous des carrures et des formes différentes».

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L’obésité comme repoussoir: un terrain propice à l’anorexie?

À ce stade, j’imagine que beaucoup se demandent en quoi il est sage de dire aux enfants qu’être en surpoids n’est pas mauvais à une époque où l’obésité est devenue un grave problème de santé publique. Ne devrions-nous pas dire à nos enfants qu’il est vraiment préférable d’être mince? Il existe plusieurs hypothèses. Tout d’abord, arrêtons-nous sur cette idée que le poids est un indicateur clair de bonne santé. «Nous avons été conditionnés, en tant que membres de la société et en tant que professionnels de la santé, pour penser que le poids est synonyme de bonne santé et que toute personne présentant un surpoids est automatiquement en moins bonne santé», constate Jennifer Harriger, mais «de nombreuses recherches publiées récemment démontrent qu’il n’existe pas obligatoirement de lien direct».

De nombreux médecins privilégient aujourd’hui les indicateurs de pression artérielle, de glycémie, du taux d’insuline et des types et quantités de lipides contenus dans le sang plutôt que de se focaliser sur le critère unique de la masse corporelle.

Toutes les personnes que j’ai interviewées dans le cadre de cet article l’ont souligné, et un nombre croissant de recherches confirme ce point de vue. Cela ne veut pas dire que toutes les personnes en surpoids se portent bien, évidemment, mais les personnes corpulentes peuvent sans aucun doute être en bonne santé –parfois même en meilleure santé que les personnes plus sveltes. De nombreux spécialistes privilégient aujourd’hui les indicateurs de pression artérielle, de glycémie, du taux d’insuline et des types et quantités de lipides contenus dans le sang plutôt que de se focaliser sur le critère unique de la masse corporelle. «Nous devrions tous adopter le concept d’arc-en-ciel, [selon lequel] tout est acceptable –être grand, petit, mince, corpulent…– tant que l’on est en bonne santé», explique Karen Sadler, pédiatre spécialisée dans les troubles du comportement alimentaire au Newton-Wellesley Hospital.

Une autre raison de remettre en question l’idée qu’il serait bon, pour les enfants ou la société, de promouvoir la minceur? Transmettre le message qu’être gros n’est pas sain, c’est sous-entendre que maigrir (c’est-à-dire suivre des régimes) est sain. Or les recherches laissent penser que non seulement les régimes amaigrissants ne permettent pas de perdre du poids sur le long terme (ce qui s’est également vrai pour les adolescentes et les adolescents). Mais encore, plus les personnes perdent de kilos en suivant un régime, plus elles reprennent de poids par la suite, moins elles pratiquent d’activité physique, et plus elles risquent de développer des troubles du comportement alimentaire. Suivre un régime conduit à l’effet inverse d’une conduite saine. (Observons ici qu’il y a une différence entre faire un régime, c’est-à-dire manger d’une certaine façon uniquement pour perdre du poids, et avoir une alimentation variée et saine.) N’oublions pas non plus que la pression subie par les enfants pour être mince, indépendamment des régimes amaigrissants, suffit en soi à leur faire perdre tout amour-propre et favoriser les risques de dépression.

Lorsque les enfants assimilent l’idée que la minceur n’est pas essentielle, ils arrêtent de faire des régimes –qui sont généralement contre-productifs et qui les poussent à adopter de mauvaises habitudes pour contrôler leur poids.

Une dernière recherche donne matière à réfléchir: récemment, lors d’un petit essai clinique, des chercheurs et chercheuses ont utilisé un programme en ligne pour apprendre à des étudiantes à se sentir mieux dans leur corps et à rejeter la pression subie pour être mince. L’équipe de recherche a constaté que ce programme permettait non seulement de limiter les régimes alimentaires, mais aussi d’empêcher la future prise de poids: les jeunes femmes qui avaient participé au programme grossissaient moins au cours des deux années suivantes que celles qui n’avaient pas participé. Les auteurs et autrices pensent que c’est en partie dû au changement de perspective: lorsque les enfants assimilent l’idée que la minceur n’est pas essentielle, ils arrêtent de faire des régimes –qui sont généralement contre-productifs et qui les poussent à adopter de mauvaises habitudes pour contrôler leur poids. Aussi, le meilleur moyen de s’assurer que nos enfants restent en bonne santé pourrait être de les aider (et de nous aider) à comprendre que la taille et la forme de notre corps n’a pas réellement d’importance.

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