La justice ouvre une enquête contre Apple pour obsolescence programmée

Après Epson, c’est au tour d’Apple. Le parquet de Paris a ouvert ce lundi une enquête préliminaire, la deuxième pour « obsolescence programmée » et « tromperie » en France, contre le géant californien.

L’enquête a été ouverte le 5 janvier et confiée au service national des enquêtes de la Direction générale de la concurrence de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), selon l’AFP.

Depuis fin décembre, Apple fait l’objet  de plusieurs plaintes dans le monde , dont celle de l’association « Halte à l’obsolescence programmée » (HOP), après avoir reconnu qu’il réduisait volontairement les performances et la durée de vie de ses vieux smartphones à travers son système de mises à jour.

La firme américaine a  présenté ses excuses et tenté de calmer le jeu en proposant un tarif réduit pour le remplacement des batteries.

Les imprimantes Epson déjà visées

Le lendemain, on apprenait qu’une première enquête pour « obsolescence programmée » et « tromperie » avait été ouverte en France un mois auparavant. Elle a  été ouverte par le parquet de Nanterre  à l’encontre du fabricant japonais d’imprimantes Epson et également confiée aux services de la DGCCRF.

Cette enquête fait aussi suite à une plainte de l’association Hop, déposée fin septembre, qui accuse Epson, mais aussi Canon, Brother et HP Inc. d’employer des « techniques » pour bloquer « les impressions au prétexte que les cartouches d’encre seraient vides alors qu’il reste encore de l’encre ».

Apple a proposé lundi une mise à jour de son système d’exploitation afin de réparer la faille Spectre qui concerne pratiquement tous les processeurs informatiques produits dans le monde depuis dix ans. Le géant technologique américain a aussi sorti des correctifs pour ses ordinateurs Mac, son service Apple TV et sa montre connectée Apple Watch, mais précise ne pas avoir connaissance de hackers ayant profité de la faille Spectre. 

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