Légère hausse des créations d’entreprises

L’entrepreneuriat reprend des couleurs au mois de mai. Selon les dernières données de l’Insee publiées ce vendredi 14 juin, les créations d’entreprises ont légèrement augmenté (0,2%) pour atteindre 65.704 contre 65.602 un mois auparavant, tous types d’entreprises confondus. Après avoir connu un record historique en janvier à 66.928, le nombre d’immatriculations recensées par l’organisme de statistiques public se stabilise au cours des premiers mois de l’année en données corrigées des variations saisonnières et des jours ouvrables (CVS-CJO).

Sur les douze derniers mois et en données brutes, le nombre cumulé d’entreprises recensées a augmenté vigoureusement (+16,9%). Cette dynamique a été portée avant tout par les les immatriculations de microentreprises (+27,8 %),  puis  les créations d’entreprises individuelles classiques (+12,1 %) et, dans une moindre mesure, celles de sociétés (+6,%).

Si l’économie française résiste au regard des résultats des grandes économies européennes ces derniers mois, les perspectives sont loin d’être favorables pour les entrepreneurs français. La plupart des organismes internationaux ont révisé à la baisse leurs prévisions de croissance pour la France. Et la banque de France vient de son côté également de réviser ses prévisions de croissance du produit intérieur brut (PIB) à 1,3% contre 1,4% auparavant pour 2019. Malgré le ralentissement de l’activité attendu cette année, les créations d’entreprises devraient augmenter de 10% en France, après +9,3% l’an dernier et +6,2% en 2017, soit une septième année consécutive de progression, selon un récent communiqué de la société Euler Hermès.

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Dynamique des entreprises classiques

L’examen des résultats de l’Insee indique que les créations d’entreprises classiques ont été relativement dynamiques (0,4%) passant de 34.231 à 34.351 entre avril et mai. à l’inverse, les créations de microentreprises sont en baisse depuis avril (-1,4%) passant de 31.372 à 31.353.

En revanche, la part des micro-entreprises gagne légèrement du terrain entre avril et mai. D’après les données brutes communiquées par l’Insee, cette part est passée de 46,2% à 47,8% sur les deux derniers mois. Dans une perspective à plus long terme, les résultats indiquent qu’on est loin d’avoir retrouvé les niveaux supérieurs à 60% dans les années 2010 et 2012 même si plusieurs mesures favorables à la création de ce type de statut ont été adoptées comme le doublement du plafond du chiffre d’affaires.

Le soutien aux entreprises dynamiques

Selon l’Insee, le secteur “soutien aux entreprises” est celui qui contribue le plus à l’amélioration générale sur cette période, avec une augmentation correspondant à 7.600 créations supplémentaires, soit une contribution de 4,4 points sur les trois mois à fin mai par rapport à la même période un an plus tôt. Sur ce total, 2.600 créations ont été recensées dans la catégorie “activités de conseil pour les affaires et autres conseils de gestion”, souligne l’Insee.

Les défaillances d’entreprises bondissent

D’après le dernier bulletin de la banque de France publié ce jeudi 13 juin, le nombre de défaillances d’entreprises sur un an a augmenté de 1,8%. “À fin mars 2019, le cumul sur 12 mois du nombre de défaillances s’élève à 54.088” précise la banque centrale. Il existe cependant des disparités entre les secteurs. Ainsi, les transports, les activités financières et d’assurances, les conseils et services aux entreprises enregistrent les progressions les plus spectaculaires (respectivement 13,1%, 12,3% et 9,7% par rapport à mars 2018). À l’inverse, les défaillances ont reculé dans plusieurs secteurs comme  l’information et communication (-5 %), les activités immobilières (-4,8 %), l’agriculture (-3,3 %) et le commerce (-1,0 %).

Par catégorie d’entreprise, les PME ont souffert avec une hausse des défaillances de 1,8% en mars 2019 par rapport à mars 2018. La hausse principale concerne les petites entreprises (5,9%), suivies des microentreprises (2%) et des moyennes entreprises (1%). A l’opposé, les très petites entreprises (-3,5% de défaillances) et les Entreprises de taille intermédiaires et les grandes entreprises (ETI-GE) ont été épargnées ces derniers mois (-20,4%).

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