Moscou dénonce les tentatives de «dénigrer» la Russie à l’aide du mouvement olympique

Les sportifs russes défilent à Pyeongchang sous la bannière olympiqueDans une interview accordée à la chaîne Rossiya 1, le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, s’est dit agréablement surpris par la décision du Tribunal arbitral du sport (TAS) de disculper les athlètes russes sanctionnés par le Comité international olympique (CIO). En même temps, il a qualifié de «prévisible» la réaction de l’Agence mondiale antidopage (AMA) qui avait condamné ce verdict du TAS en déclarant qu’il portait atteinte aux principes olympiques.

«Vous voyez, les gens ne peuvent même pas retenir leurs émotions négatives et mauvaises, et ainsi ils se trahissent. Bien sûr, quand la tête de la structure anti-dopage a soudain une dépression à cause d’une décision de la cour, qui est considérée aux États-Unis comme une instance sacrée, cela montre que cette entreprise — même compte tenu des problèmes que nous avons eus avec certains athlètes — a pour but de dénigrer la Russie par le biais du mouvement olympique», a déclaré le ministre.

Auparavant, le TAS avait levé les sanctions et suspensions à vie infligées à des sportifs russes par le CIO pour leur implication présumée dans «un système de dopage d’État» qui a valu à la Russie d’être suspendue des JO d’hiver.

Par la suite, le Comité national olympique de Russie a demandé au CIO d’envoyer des invitations à Pyeongchang aux 15 des 28 Russes disculpés, les 13 autres étant soit retraités, soit non-qualifiés pour les JO de 2018. Pourtant, le CIO a refusé d’inviter les intéressés aux Jeux olympiques de Pyeongchang. Parmi eux figurait notamment la star russe de short-track Viktor Ahn, sextuple champion olympique et d’origine sud-coréenne.

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