Musique: Un clip tout neuf pour Halo Maud

 
 
La première video de Halo Maud vient d’être dévoilée par le site américian Gorilla vs Bear 
“beautiful and enchanting psych-pop gem about “aimless wandering” “

Le clip représente l’errance, dans le temps (images accélérées, rembobinages) et l’espace (intérieur/extérieur, forêt/glace). Certaines scènes sont inspirées des films expérimentaux de Maya Deren; la couverture du livre qui apparait dans la vidéo est un clin d’oeil à son travail.

Il se termine sur l’apparition du personnage de l’homme mystère, dans un flashback qui explique la trace de main sur le visage. Ce personnage sans visage, déjà présent dans les deux précédentes vidéos de Halo Maud, symbolise à la fois l’histoire d’amour et le temps qui passe, tous deux laissant des traces.

Le clip a été réalisé par Sébastien Dehesdin, photographe et réalisateur basé à Paris. Par son travail de portraits, captations, et documentaires, il s’intéresse aux musiciens et à leur pratique. Il collabore régulièrement avec The Line of Best Fit à Londres ainsi qu’avec La Blogothèque à Paris. 

 
En concert ce jeudi 2 mars à la Maroquinerie
(Ouverture de la fête de lancement d’Aquaserge “Laisse Ça Être”)
 
Du Pouvoir” EP

Sortie le 24 mars 2017

 

Auteure, compositrice et multi-instrumentiste, Halo Maud a été révélée en 2015 par La Souterraine, collectif dénicheur et compileur de talents francophones.
Sa pop haut-perchée – “une invitation au rêve” selon Libération – qu’elle conçoit comme une sorte de laboratoire dédié à l’exploration de la temporalité, a aussi attiré l’attention des Inrockuptibles, la qualifiant de ”jeune fée des claviers”, ou du journal Le Monde, touché par ses “épatantes mélopées pop”. Ce qui l’a amenée à jouer, avec son groupe, jusqu’au festival La Route Du Rock en août 2016.

Si la forêt et les rochers au milieu desquels elle a grandi ont laissé des traces dans son imaginaire, c’est d’abord son obsession pour le temps qui passe, “jamais à la bonne vitesse”, et son goût prononcé pour les mélodies en apesanteur, qui guident son écriture. 
 
Halo Maud assume le fait d’être en constante recherche, d’un son, de sa voix, et du sens d’à peu près tout. C’est sans doute pour ça qu’elle ne choisit pas entre français et anglais, entre format chanson et transe épique, entre voix réverbérée et respirations très proches. Elle assemble et redécoupe guitares ondulantes, percussions et voix d’enfants, matière par dessus laquelle sa voix se permet des envolées vertigineuses.
 
Dans ses textes, il est aussi souvent question d’une quête, et d’une certaine idée de la solitude; qu’il s’agisse de confiance en soi, de rites de passage, ou d’amours révolues, on est toujours quelque part entre l’attente et la fuite. Une fâcheuse tendance à tout vouloir donc, à toujours tenter d’être à la fois juste et vague, de concilier harmonies alambiquées et spontanéité.
 
La question de la temporalité, on la retrouve aussi dans ses clips, sous forme de répétitions ou de rembobinage, et le fait de publier, pour commencer, une chanson qui s’appelle “A La Fin” prend, finalement, tout son sens. 
 
Son premier EP sortira le 24 mars; trois titres qui sont le fruit d’expérimentations en solo et de collaborations avec Maxime Le Guil (Camille, Radiohead, Soko) et plus récemment Robin Leduc (The Rodeo, Marie-Flore, Alexis HK).
Il sera disponible en format vinyle et en numérique sur toutes les plateformes de téléchargement et streaming.

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