“Nous ne savons pas ce qui va se produire” : en Iran, l’inquiétude du retour de la guerre

Dans les années 80, Rasoul Hashemi était un jeune radiologue iranien qui avait été mobilisé durant la guerre Iran-Irak. Près de quarante ans après, celui qui est aujourd’hui marié et père de deux filles espère qu’il ne verra pas de nouveau la guerre. “J’ai vu mes amis et mes camarades se faire tuer. Je ne veux plus voir la même chose. Ce n’était pas une bonne expérience”, explique-t-il.

Les tensions se sont renforcées après que les médias américains ont parlé d’une hausse des menaces de la part de l’Iran. Selon d’autres informations, Washington a même revu ses plans militaires contre le pays. Une escalade des tensions qui inquiète aussi plusieurs pays de l’Union européenne.

“Nous aimons notre pays et nous sommes inquiets”

Dans ce parc à Téhéran, où les batailles se font autour d’un backgammon, beaucoup ont un sentiment de frayeur, mais ils se sentent impuissants. “Ça nous tracasse. C’est notre pays. C’est notre peuple. Nous aimons notre pays et nous sommes inquiets. Mais que pouvons-nous faire ? […] Nous venons ici pour passer le temps et échapper à la situation actuelle”, explique cet homme.

Rasoul et son épouse, Sara Pourfard, admettent que l’escalade des tensions les ont poussés à chercher à envoyer leurs filles vivre à l’étranger. Mais ils espèrent qu’ils pourront l’éviter avec une amélioration de la situation. Sara se veut optimiste, et “croit à toute voie qui permettra d’installer la paix entre les États-Unis et l’Iran et de lever les pressions contre le pays”.

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