Pas de réaction de Macron à attendre sur Snowden

L’ancien employé de l’Agence américaine de la sécurité nationale (NSA), réfugié en Russie après avoir dénoncé le système de surveillance massive des services secrets américains en 2013, a déclaré dans une interview à France Inter qu’il “aimerait beaucoup” que le chef de l’Etat français lui accorde le droit d’asile.

Edward Snowden “avait fait une première requête en juillet 2013, il y avait eu une analyse juridique et sur la base de sa situation personnelle, et il n’y avait pas eu de suite en France ni dans les autres pays européens sollicités“, a rappelé la source diplomatique française.

Depuis, sa situation n’a pas changé. Il n’y a pas de fait nouveau qui justifierait une décision différente“, a-t-elle ajouté.

“L’octroi du droit d’asile est fait par l’Ofpra de manière indépendante, il n’y a pas de réaction spécifique du président à attendre”.

Dimanche, la ministre de la Justice, Nicole Belloubet, s’était dite favorable à ce que la France accorde l’asile politique à Edward Snowden. L’eurodéputée LaRem Nathalie Loiseau lui a fait écho lundi, louant “quelqu’un qui a rendu service à l’humanité, quelqu’un qui nous a montré, preuves à l’appui, qu’il y avait un système de surveillance extraordinairement vaste”.

La Russie où s’est réfugié en 2013 Edward Snowden, inculpé aux États-Unis d’espionnage et de vol de documents appartenant à l’État, a annoncé en 2017 qu’elle prolongeait de trois ans le permis de séjour de l’ex-consultant du renseignement américain, jusqu’en 2020.

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