Pour le Sénat US, «Je ne suis pas sûr» veut dire «c’est prouvé» selon une avocate russe

Le Sénat américain, qui enquête sur la prétendue ingérence russe dans l’élection présidentielle de 2016, s’appuie sur des doutes et des suppositions les considérant comme des faits, a constaté l’avocate russe Natalia Vesselnitskaïa.

Elle a notamment commenté les différences remarquées dans son audition et celle de Glenn Simpson, le fondateur de Fusion GPS, société chargée par la campagne d’Hillary Clinton d’enquêter sur les liens financiers entre Donald Trump et la Russie. Mme Vesselnitskaïa a expliqué ne pas avoir rencontré cet homme lors d’une période donnée, alors que lui affirme l’avoir rencontrée pendant ces dates.

«Je ne suis pas sûr, il se peut que…», avait dit à ce propos dans son audition, réalisée en août 2017, Glenn Simpson. Mais ce «Je ne suis pas sûr» est considéré comme une chose certaine égale à un fait, s’indigne l’avocate dans une interview accordée à la chaîne RT.

Donald Trump Jr.Depuis plusieurs semaines, l’entourage du Président américain et certains élus républicains mettent en doute la crédibilité des enquêtes sur la prétendue ingérence russe dans l’élection présidentielle de 2016. Pour cette raison, la sénatrice démocrate Dianne Feinstein a publié, le 9 janvier, l’intégralité de l’audition en question.

Natalia Vesselnitskaïa, qui avait enquêté entre autres sur l’activité de la société Hermitage Capital en Russie, s’est trouvée au cœur d’une polémique en 2017, après que le New York Times a annoncé qu’en 2016, elle avait rencontré Donald Trump Jr. en affirmant qu’elle avait des documents compromettants sur Hillary Clinton.

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