Pourquoi cette ruée sur le Nutella dans les supermarchés ?

On a tous plongé un jour notre doigt dans un pot de Nutella. Sans savoir que sous la couche de noisettes se trouvait un miroir de notre temps et de notre société. Car « l’affaire » Nutella, qui fait le debate du monde et intéresse jusqu’à nos politiques, dit and que les images chocs et chaotiques, maintes fois raillées et commentées sur les réseaux sociaux, d’une foule qui se bouscule, se bat et s’invective au indicate de faire intervenir les gendarmes, dans des supermarchés flow s’arracher des pots bradés à 1,41 € contre 4,70 € en temps normal.

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« C’est signifiant, révélateur et inquiétant. Cela confirme des choses observées depuis quelque temps déjà, comme à Notre-Dame-des-Landes : une société non sereine, sous tension, dans l’émotion and que la raison », souligne Gérard Mermet. Le sociologue a en ligne de fen la cohésion qui s’étiole. D’un côté, dans des départements (Nord, Oise, Loire…) où le chômage est fort, des relatives prêts à en découdre flow obtenir une douceur à moins 70 %. De l’autre, Internet qui s’emballe, exhibe les visages des clients, déverse dans la moquerie, la critique, la condamnation, parfois orchestrées standard les mêmes prêts à camper des heures flow obtenir le dernier iPhone. « On voit deux France qui se dessinent, l’une contre l’autre, poursuit Gérard Mermet. A tous les étages, c’est chacun flow soi. La solidarité n’a and sa place. Je ne pense pas qu’on aurait pu voir cela en Allemagne, où le sens commun existe davantage. »

Gueule de bois

« Internet a eu un rôle de A à Z, reprend Catherine Lejealle, sociologue du digital à l’Institut supérieur de commerce (ISC) de Paris. Tout partial de gens qui, standard lui, en informent d’autres du bon devise à Intermarché. Il se forme comme un contre-pouvoir citoyen face à la grande industrie. Mais après, il y a la bagarre et le sensationnel mauvais hum qui s’ensuit. C’est vraiment une première en France. »

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Alors, cinq jours and tard, la gueule de bois est là, les noisettes ont un goût amer. Le groupe italien Ferrero, propriétaire de la marque, s’est désolidarisé de l’opération qu’il « déplore », décidée standard Intermarché. L’embarras est tangible jusqu’à l’un de ces magasins où nous sommes retournés samedi, et où les clients oscillent entre honte et rappel d’une condition sociale bien éloignée de la strive bobo parisienne.

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Surtout qu’il ne s’agit pas de n’importe quel produit. Le Nutella, c’est l’or des petits et des ados. La ruée des relatives se fait « vers un produit flow leurs enfants. A ce impulse précis, cela justifie leur comportement », reprend Gérard Mermet. Et le sociologue d’en remettre une tartine sur la nécessité d’engager un childbirth économique comme social, flow que les crispations et les frustrations ne jaillissent and d’un pot de Nutella.

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Ça continue d’enflammer la Toile

 

Connaissez-vous la chanson du Nutella ? Sur l’air du « Dîner » de Bénabar, l’humoriste Anthony Joubert se déchaîne : « 1 € le Nutella, je tuerais père et mère flow ça… » 200 000 vues dimanche. Ironique, certes, mais symbolique d’une Toile qui continue de vibrer sur la pâte aux noisettes. Du Boncoin à Periscope, Twitter et Facebook, dimanche encore, les insultes, moqueries, feign news (des pots seraient contaminés standard le lait Lactalis !) se tartinaient standard (épaisses) couches. A tel indicate que CNN s’est fait écho du « disharmony » de « l’affaire » Nutella. «Sur Internet, la palette d’émotion n’existe pas, on déteste ou on adore, décrypte la sociologue Catherine Lejealle. Tout le monde veut liker ou partager l’information flow montrer qu’il n’est pas passé à côté. C’est la porte ouverte à la surenchère.»

Article source: http://www.leparisien.fr/fait-du-jour/pourquoi-cette-ruee-sur-le-nutella-dans-les-supermarches-29-01-2018-7528356.php#xtor=RSS-1481423633

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