Salah Abdeslam refuse de répondre aux questions lors de son procès

Seul survivant du commando terroriste du 13-Novembre, Salah Abdeslam n’a pas souhaité s’exprimer, lundi, au premier jour de son procès pour sa participation présumée à une fusillade avec des policiers, à Bruxelles, en mars 2016.

“Je ne souhaite pas répondre.” Barbu, vêtu d’une veste gris clair et d’un pantalon noir, Salah Abdeslam, dernier membre encore vivant des commandos terroristes qui ont attaqué Paris le 13 novembre 2015, n’a pas souhaité répondre aux questions du tribunal à l’ouverture de son premier procès, lundi 5 février, à Bruxelles. Il est jugé pour sa participation présumée à une fusillade dans la capitale belge avec des policiers à la fin de sa cavale en mars 2016.

Salah Abdeslam a même refusé de se lever à l’invitation de la juge qui préside les débats, Marie-France Keutgen. Il a en outre fait savoir par le biais de son avocat qu’il souhaitait qu’aucune image de lui ne soit prise par les médias.

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L’audience a ensuite été suspendue une dizaine de minutes peu après son début, pour des questions liées à la recevabilité d’une demande de constitution de partie civile de la part d’une association de victimes créée en Belgique, V-Europe.

Abdeslam transféré en Belgique dans la nuit

Transféré fin avril 2016 à Fleury-Mérogis, en région parisienne, Salah Abdeslam a quitté sa prison française dans la nuit pour être transféré en Belgique, a-t-on appris de source proche du dossier. Un convoi de véhicules de gendarmes d’élite du GIGN français a quitté la prison entre 3 h 30 et 4 h (2 h 30 et 3 h GMT), ont constaté des journalistes de l’AFP, sans qu’il soit possible d’identifier les passagers.

Le Français d’origine marocaine, âgé de 28 ans, comparaît au côté de Sofiane Ayari, un Tunisien de 24 ans, qui avait été arrêté en même temps que lui. Les faits pour lesquels comparaissent les deux hommes, entourés de policiers cagoulés dans la petite salle du palais de justice de Bruxelles, remontent au 15 mars 2016.

Ce jour-là, des enquêteurs français et belges avaient été surpris par des tirs pendant une perquisition de routine dans une des planques bruxelloises de la cellule, située rue du Dries, dans la commune de Forest. Trois policiers avaient été blessés et un terroriste algérien de 35 ans, Mohamed Belkaïd, avait été tué en leur faisant face avec une Kalachnikov pour couvrir la fuite d’Abdeslam et d’Ayari.

Avec AFP

Première publication : 05/02/2018

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