Trump encourage des élues démocrates à « retourner » dans les pays dont elles sont « originaires »

Nouvelle polémique au compteur pour Donald Trump. Le président des Etats-Unis a de nouveau fait usage de son arme favorite : Twitter. Dans une série de tweet, il a invité, dimanche 14 juillet, sur la plateforme, des femmes parlementaires démocrates à « retourner » d’où elles venaient. « Tellement intéressant de voir les élues “progressistes” démocrates du Congrès (…) désormais dire haut et fort et de manière perfide à la population des Etats-Unis, la plus grande et la plus puissante nation de la Terre, comment notre gouvernement doit être dirigé », a tweeté le président américain. Le président américain a ainsi estimé que ces élues étaient « originaires de pays dont les gouvernements sont dans une situation totalement catastrophique, les pires, plus corrompus et ineptes au monde (si même ils possèdent un gouvernement qui fonctionne) ».

« Pourquoi ne retournent-elles pas dans ces endroits totalement défaillants et infestés par la criminalité dont elles viennent pour aider à les réparer », a poursuivi le milliardaire républicain, sans donner de nom. Et d’ajouter : « Et ensuite elles reviennent et nous montrent comment il faut faire. » « Ces endroits ont vraiment besoin de votre aide, il faut y aller vite. Je suis sûr que Nancy Pelosi sera très contente de trouver rapidement des voyages gratuits. »

Les élues originaires d’autres pays contre-attaquent

Mme Ocasio-Cortez, née à New York, a des origines de Porto Rico, qui est un territoire américain. Mme Omar est arrivée aux Etats-Unis en tant que réfugiée de Somalie lorsqu’elle était mineure. Et Mme Tlaib est la première Américaine d’origine palestinienne à siéger au Congrès. « M. le président, le pays d’où je “viens” (…) est les Etats-Unis », a ainsi tweeté Mme Ocasio-Cortez. « En tant que membres du Congrès, le seul pays pour lequel nous prêtons serment est les Etats-Unis », a enchéri Mme Omar. « Je lutte contre la corruption dans NOTRE pays », a insisté de son côté Mme Tlaib, accusant Donald Trump d’attaquer de façon « dégradante » les populations issues de l’immigration. « C’est à CELA que ressemble le racisme. NOUS sommes ce à quoi ressemble la démocratie », a renchéri Ayanna Pressley sur Twitter.

« Je lutte contre la corruption dans NOTRE pays », a insisté de son côté Mme Tlaib, accusant Donald Trump d’attaquer de façon « dégradante » les populations issues de l’immigration. « C’est à CELA que ressemble le racisme. NOUS sommes ce à quoi ressemble la démocratie », a renchéri Ayanna Pressley sur Twitter.  « C’est un tweet raciste, a affirmé le démocrate Ben Ray Lujan, l’un des plus hauts responsables hispaniques du Congrès. Il s’agit de citoyennes américaines élues par les électeurs des Etats-Unis d’Amérique. »

Plusieurs candidats à l’investiture démocrate dans la course à la Maison Blanche ont également critiqué le président américain. « Le racisme et la xénophobie n’ont pas leur place en Amérique », a tweeté l’ancien vice-président Joe Biden, quand la sénatrice Elizabeth Warren a condamné « une attaque raciste et xénophobe » et la sénatrice Kamala Harris a tweeté : « Nommons l’attaque raciste du président exactement par ce qu’elle est : anti-américaine. » Ce n’est pas la première fois que le président fait des commentaires controversés en la matière. Selon des propos rapportés début 2018, il a qualifié de « pays de merde » plusieurs nations notamment d’Afrique.

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